Thème 3: Les étudiants
G C : Parmi les mouvements nous avons parlé de la grève, il y a aussi le mouvement étudiant. A Rennes, 62% des votes à bulletin secret ont décidé de lever les blocages et pourtant le lendemain quelques bloqueurs étaient là pour provoquer la fermeture de la fac. Est-ce que vous soutenez ce mouvement des étudiants ?
F H : Les étudiants, ce qu’ils veulent, c’est que les moyens qui on été promis à l’université puissent être déployés et mis en place. L’autonomie ça les inquiète, parce qu’ils se disent que ça peut être un risque de concurrence entre les universités. Ce que demande les étudiants c’est que les filières soient confortées, que les moyens soient apportés, qu’il y ait un plan social étudiant et ils ne voient rien venir. Pire même, les chiffres qui sont donnés par la Ministre apparaissent comme déconnectés de la réalité et souvent affectés au rattrapage de ce qui n’avait pas été versé précédemment, ou simplement aux logement étudiant qui est important. C’est cette inquiétude vis-à-vis de l’avenir qui est aujourd’hui exprimée à travers ces mouvements.
G C : Dans les revendications il y a donc le logement, les moyens, et il y a aussi le non à la loi Pécresse sur l’autonomie des universités or cette loi a été, contrairement aux régimes spéciaux dont on parlait tout à l’heure, décidé dans la concertation avec l’accord des organisations étudiantes. Pourquoi aujourd’hui la contredire ?
F H : L’UNEF, qui est la grande organisation étudiante, avait contesté cette loi, avait obtenu un certain nombre de modifications, mais néanmoins ne l’avait pas approuvé. Maintenant il faut qu’il y ait des moyens, des investissements, des accompagnements sociaux pour les étudiants qui ne doivent quand même pas être obligés de travaillés pour faire leurs études. Ce qu’il faut faire c’est entendre l’inquiétude des étudiants.
C H : Donc on ne revient pas sur la loi mais on fait des efforts ?
F H : Je n’ai pas voté cette loi. Ce que je demande c’est que les mosaïne qui a été promis soient mis en place et le plus vite possible et qu’un plan social étudiant soit également mis en œuvre.
G C : Est-ce qu’il faut déloger les étudiants qui bloquent les facs, comme c’était le cas hier à Nanterre, avec des matraques ?
F H : Je crois que ça a été très mal compris y compris même par ceux qui sont pour aller en cours. Les violences ne sont jamais les bonnes manières pour régler un conflit étudiant. On le sait depuis mai 68 et on ne va pas revivre ça donc je crois qu’il doit y avoir de la part du Gouvernement, de la retenue et plutôt du dialogue. Ce qui me frappe avec la manière de faire de l’équipe au pouvoir, Nicolas Sarkozy en étant le premier responsable, c’est de toujours rechercher l’épreuve de force, le conflit, le face à face, et ne pas se mettre dans une situation de dialogue et de discussion.












