Tafta: Mélenchon "se réjouit" d'avance de traiter avec Trump

- - Jean-Luc Mélenchon à La Plaine-Saint-Denis le 4 avril 2017. - LIONEL BONAVENTURE / POOL / AFP
Interrogé au sujet de la "méthode Trump" suite à la décision, annoncée mardi, du groupe automobile américain Ford de renoncer à l’ouverture d’une usine au Mexique et d’investir dans le Michigan, le candidat a appelé à la prudence. "On ne sait rien de cela, il y a un énorme effort de propagande de tous les côtés."
En revanche, Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu’il se "réjouirait de traiter avec un homme pareil". "Il prétend se situer sur la base des intérêts des Nord-Américains, donc il comprendrait parfaitement que je me situe strictement sur le point de vue des Français" a ajouté le candidat de la France insoumise. Il évoque ainsi une possibilité de mettre fin au Tafta et au Ceta, deux accords de libre-échange. "Si Trump renonce de lui-même à Tafta, je saisirais l’occasion au bond et cette affaire serait enterrée."
Une bataille de Mélenchon
Le Tafta, traité de libre-échange transatlantique, est projet de zone de libre-échange lancé début 2013 par Barack Obama et les État-membres européens. L’objectif: libéraliser au maximum le commerce entre les deux rives de l’Atlantique, notamment en réduisant les droits de douane et les barrières réglementaires qui génèrent des coûts.
Pendant sa campagne électorale, le candidat républicain n’a pas cessé de fustiger le libre-échange qui, selon lui, a tué l’industrie et les emplois américains. De son côté, Jean-Luc Mélenchon assure régulièrement qu’il était le "premier à se lancer dans la bataille" contre le Tafta












