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Royal regrette d’avoir refusé le ministère de la Justice

BFM J.V. avec AFP
« Si l'on juge utile que je rentre dans le dispositif gouvernemental, j'accepterai avec fierté de servir mon pays », affirme Ségolène Royal.

« Si l'on juge utile que je rentre dans le dispositif gouvernemental, j'accepterai avec fierté de servir mon pays », affirme Ségolène Royal. - -

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Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes, regrette de ne pas avoir accepté le ministère de la Justice, ce qui l'aurait aidée, dit-elle, à remporter l’élection législative de La Rochelle. Persuadée qu’elle a « beaucoup de choses à apporter », elle se dit prête à « servir [son] pays ».

Interrogée par VSD cette semaine sur des rumeurs lui accordant le portefeuille de la Justice, Ségolène Royal en voit l'origine dans « le fait qu'on m'avait proposé d'être Garde des Sceaux. J'ai refusé parce que j'avais dit que je serai candidate à la présidence de l'Assemblée nationale. J'aurais dû accepter : le fait d'être ministre m'aurait aidée à gagner la législative ». Celle qui fut la candidate des socialistes à la présidentielle de 2007 a été battue en juin 2012 à la Rochelle par un dissident PS, Olivier Falorni.

« J’accepterais avec fierté de servir mon pays »

Une entrée au gouvernement aujourd'hui ? Pour elle, « l'échéance politique normale pour un remaniement se situe après le scrutin municipal de 2014. Avant, je n'en vois pas l'utilité, ni la justification. Mais ça n'est pas moi qui décide. […] Vous savez, après les élections législatives, j'aurais pu tout arrêter », note l'ex-ministre. « J'ai au contraire décidé de poursuivre ma carrière politique. Alors évidemment, si l'on juge utile que je rentre dans le dispositif gouvernemental, j'accepterais avec fierté de servir mon pays. […] Au risque de vous paraître immodeste, je considère que j'ai beaucoup de choses à apporter ».

La BPI, un « outil essentiel pour moderniser le tissu industriel »

Elle confirme par ailleurs qu'elle siégera au conseil d'administration de la Banque publique d'investissement pour y représenter l'Association des Régions de France. Destinée notamment à garantir le financement des PME, cette nouvelle structure bancaire (la loi la créant a été publiée au JO le 1er janvier), « doit être un outil essentiel » pour le « sauvetage » puis « la modernisation du tissu industriel », commente Ségolène Royal. « Je n'ai pas décliné l'Institut du Monde Arabe que l'on m'a effectivement proposé de diriger, mais j'ai considéré que je pouvais être encore plus utile ailleurs », déclare-t-elle.