Royal n'a pas le souvenir d'un"recadrage" par Hollande

Ségolène Royal écoute un discours de François Hollande à l'Elysée, le 9 septembre 2014. - Patrick Kovarik - AFP
"Je n'en ai même pas souvenir, mais si ça fait plaisir à certains de le penser", a lancé entre deux rires Ségolène Royal sur i>Télé vendredi matin. Ce "recadrage épique" à propos de l'idée d'une gratuité des autoroutes le week-end et rapporté au Parisien par "une figure du PS" dont le nom n'est pas cité, n'aurait donc, selon la ministre de l'Ecologie, jamais eu lieu.
François Hollande lui a-t-il parlé vertement après sa saillie contre les bénéfices des sociétés autoroutes? Non, "pas un mot". Ségolène Royal assure, au contraire, que le Président l'a "félicitée pour le vote de la loi (sur la transition énergétique), tout comme Manuel Valls".
Une "communication étouffée"
"Dès qu'on sort une idée un peu iconoclaste et de toute façon il faudra des idées iconoclastes pour régler le problème du coût des autoroutes, ça prend des dimensions peut-être un peu disproportionnées", a renchéri la ministre. Tout juste, admet-elle que: "C'est vrai que ça a un peu étouffé la communication sur la loi de transition énergétique."
De la fausse note "étouffée" au couac, tout est affaire d'appréciation. Ségolène Royal avait été vite recadrée par Manuel Valls après avoir lancé ses idées sur les autoroutes. Elle s'était attirée les foudres de l'opposition mais aussi les sarcasmes de sa propre majorité, son ancienne protégée Delphine Batho dénonçant sa "légèreté" et son ancien secrétaire d'État Frédéric Cuvillier louant, sourires aux lèvres, sa "spontanéité créative".
La ministre de l'Écologie Ségolène Royal avait déclaré mercredi qu'il fallait "rendre aux automobilistes l'argent qu'ils ont trop payé", pour justifier sa proposition controversée d'instaurer la gratuité des autoroutes le week-end. Selon elle trois options étaient envisagées: "Soit on baisse les tarifs, soit les autoroutes investissent pour améliorer le système routier et les infrastructures, ce qui évitera qu'on reprenne des impôts sur les gens, soit on fait des prestations gratuites". Ségolène Royal avait proposé dès mardi "une gratuité, par exemple le week-end" des autoroutes, ainsi qu'une baisse de 10% des tarifs des péages.












