Retour des ex-otages: Lagarde refuse de participer à une "polémique insupportable"

C'est une polémique à laquelle il refuse de participer. Invité de BFMTV et RMC ce lundi matin, Jean-Christophe Lagarde estime qu'il ne faut pas se poser de questions après l'opération de libération d'otages au Burkina Faso qui a coûté la vie à deux militaires d'élite, les maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello.
"C'est chez eux une conscience profonde, de servir la France en toutes circonstances, et les Français quand ils sont en danger" commente le président de l'UDI, également membre de la commission de la défense nationale et des forces armées.
"Tout le monde doit simplement respecter à la fois les soldats qui sont décédés, mais tous ceux qui, chaque jour, s'entraînent pour nous protéger, dans les rues de notre pays, et parfois très loin de notre pays pour sauver des Français."
"Ce n'est pas parce qu'il y a des élections dans 15 jours qu'il faut dire n'importe quoi"
Peu après l'annonce de la libération des otages, deux Français, une Sud-coréenne et une Américaine, et de l'issue dramatique de la mission, de nombreux commentaires haineux se sont fait entendre au sujet des ex-captifs, qui évoluaient dans une zone jugée à risques par le Quai d'Orsay, mais dont le niveau de danger a été augmenté après leur enlèvement. Certaines figures politiques ont également critiqué la décision d'Emmanuel Macron de mener cette opération, et d'accueillir les anciens otages à leur retour en France, samedi à Villacoublay.
"Quand un Français est en danger, on doit de toute façon essayer de le sauver", tranche la tête de liste UDI pour les élections européennes. Avant de dire tout le mal qu'il pense de ces débats. "Je déteste cette polémique, je la trouve insupportable, ce n'est pas parce qu'il y a des élections dans 15 jours qu'il faut dire n'importe quoi".
"Je ne sais pas si ces gens ont été imprudents", poursuit le député de la 5e circonscription de la Seine-Saint-Denis, qui affirme par ailleurs qu'"il n'y a pas de sécurité dans les 3/4 des pays du monde aujourd'hui, soit pour des raisons de terrorisme ou de gangstérisme."
Polémiquer, c'est faire le jeu des terroristes
Pour Jean-Christophe Lagarde, "cette maladie française de polémiquer sur tout, tout le temps, nous conduit à oublier une chose: d'abord l'honneur de nos soldats et leur sacrifice". Mais aussi, poursuit-il: "le besoin d'être rassemblés, ce qui a enclenché leur enlèvement, et la mort de nos soldats, ce sont des terroristes qu'il faut combattre."
"C'est faire le jeu des terroristes que de se diviser."
L'élu s'en prend particulièrement à Marine Le Pen, qui a martelé ce dimanche sur notre plateau que le président de la République n'aurait pas dû aller chercher les otages. "Elle n'aurait pas dû" juge-t-il. "Elle qui veut être cheffe de l'État, elle devrait d'abord apprendre à rassembler les Français plutôt que de les diviser, surtout quand on doit pleurer nos morts."












