Religions: Collomb veut réunir une nouvelle instance de dialogue

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb lors d'une réunion avec les préfets à l'Élysée le 5 septembre 2017 - ETIENNE LAURENT, POOL/AFP
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb envisage de réunir autour de lui une "instance informelle de dialogue et de concorde" entre les responsables des principaux cultes. Une initiative inédite au niveau national, selon une feuille de route adressée aux préfets.
Attaché à promouvoir une laïcité "de liberté", comme il l'avait souligné dès son arrivée place Beauvau en mai, le ministre de l'intérieur souhaite encourager "toutes les initiatives qui visent à inscrire les religions dans le cadre républicain", selon ce document. Le futur espace de "dialogue et de concorde" viendrait "en complément des cadres bilatéraux de relations avec les représentants des cultes".
"Une nouvelle instance informelle interconfessionnelle"
Parmi les projets du ministre, figure entre autre "l'installation d'une nouvelle instance informelle interconfessionnelle", prévue pour décembre prochain. Ce groupe "n'a pas vocation à avoir un statut officiel", précise-t-on dans l'entourage du ministre.
En 2002, Gérard Collomb, alors maire de Lyon, avait lancé dans sa ville à la suite d'un attentat contre la synagogue de la Duchère une instance nommée "concorde et solidarité" rassemblant les représentants des cultes chrétien, juif et musulman. Son but : "oeuvrer pour la paix sociale", peut-on lire sur le site de la ville de Lyon.
Depuis juin 2015, trois "instances de dialogue avec l'islam"
L'Intérieur a déjà des contacts directs et réguliers avec les autorités religieuses via son bureau central des cultes. Les représentants de l’Église catholique sont par ailleurs reçus une fois par an depuis 2002 par le Premier ministre dans le cadre de "l'instance Matignon".
Sur ce modèle, mais à Beauvau et dans un format élargi, l'Intérieur a réuni depuis juin 2015 trois "instances de dialogue avec l'islam", deuxième religion en France, "qui requiert une attention particulière" selon la feuille de route. "Les travaux visant à accompagner la structuration d'un islam de France seront poursuivis", confirme ce document, qui annonce une nouvelle étape au "second semestre 2017".












