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Raffarin : « Il est urgent de lancer un plan de compétitivité »

BFM La Rédaction avec BFMTV
Jean-Pierre Raffarin

Jean-Pierre Raffarin - -

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Sur RMC et BFMTV, Jean-Pierre Raffarin a appelé à baisser le coût du travail, mais a critiqué la volonté du gouvernement de transférer les charges sur la CSG. « C’est une erreur », estime-t-il. Il a aussi dit approuver une loi sur le non cumul des mandats à certaines conditions.

Après avoir exprimé son opposition à un éventuel retour de Nicolas Sarkozy aux affaires, Jean-Pierre Raffarin, invité d’RMC et BFMTV ce jeudi matin, a demandé une baisse du coût du travail. « C’est indispensable de baisse le coût du travail. La priorité est la baisse des charges patronales. Aujourd’hui, vous taxez le travail pour financer le social ». S’il reconnait qu’il faut « changer l’assiette », le sénateur de la Vienne juge que l’actuelle vision du gouvernement est erronée. « Nous avions proposé la TVA, les socialistes propose la CSG. C’est une erreur, ça va toucher des catégories non productives comme les retraités », estime-t-il, avant d’ajouter : « Nous sommes engagé dans un scénario à l’espagnol, il est urgent de lancer un plan de compétitivité ». Jean-Pierre Raffarin estime aussi que les entrepreneurs « ont le sentiment d’être les mal-aimés. Il faut leur faire confiance. Il faut alléger notre économie, ce qui nous pénalise, ce sont les lourdeurs administratives. Il faut libérer le talent de la France ou alors les jeunes vont partir », alerte-t-il.

« Il faut envoyer aux marchés l’image d’une Europe rassemblée »

Concernant le cumul des mandats, Jean-Pierre Raffarin reste partagé. « Je ne suis pas hostile à la fin des cumuls des mandats, mais que cela s’accompagne d’une vraie décentralisation, demande-t-il. Pour ça, il ne faut être obligé de venir toutes les semaines à Paris ». En revanche, la règle ne devrait pas s’appliquer à tous. « Je pense que le Sénat étant élu par les maires, il est absurde de demander à un sénateur de ne pas être maire ». Il a aussi apporté son soutien à Laurent Fabius à propos du traité budgétaire européen. « Il faut envoyer aux marchés l’image d’une Europe rassemblée, qui sait où elle va. J’approuve l’autorité du ministre des Affaires Etrangère pour faire voter ce texte ».