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Primaire de la droite: pour les sondeurs une surprise est toujours possible

BFM M.H.
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Le deuxième tour de la primaire de la droite a lieu dans un mois. Si Alain Juppé est le favori des sondages, Nicolas Sarkozy y croit encore et compte sur un credo: en politique, rien n'est jamais gagné d'avance.

J-30. Dans un mois jour pour jour, le gagnant de la primaire de la droite sera désigné par les électeurs. Pour l'heure, Alain Juppé devance Nicolas Sarkozy dans les sondages, 40% des intentions de vote au premier tour contre 31% dans un sondage publié ce mardi par France Info.

La traque aux déçus du sarkozysme 

Mais pour Nicolas Sarkozy, le match n'est pas encore plié. Cette semaine dans Paris-Match, il insiste: “Il y a une petite élite parisienne et médiatique contre moi, qui m’a déjà enterré”. Quand Alain Juppé part à la chasse aux “déçus du hollandisme” selon sa propre formule, l’ancien Président lui traque les déçus du Sarkozysme et espère reconquérir son propre électorat de 2007.

"Nous ne sommes pas à l'abri d'une surprise"

En politique les lignes peuvent bouger "jusqu’à la dernière minute", rappelle sur BFMTV Yves-Marie Cann, directeur des études politiques chez Elabe. D’autant que la situation est inédite à droite, continue le politologue, “une incertitude existe sur le corps électoral, à savoir qui ira voter à la primaire”, avant d’ajouter, “le rapport de force peut évoluer, nous ne sommes pas à l’abri d'une surprise au soir du premier tour”.

La mobilisation des électeurs restent en effet la grande inconnue. Le résultat de Juppé fera sans doute mentir les sondages, estime le journaliste politique Christophe Barbier, “beaucoup de gens se diront que l’élection est gagnée pour Juppé, que ce n’est pas la peine d’aller voter”. Nicolas Sarkozy au contraire compte sur un électorat surmobilisé.

Mobiliser son électorat 

Cette semaine l’ancien Président sillonne le sud-est où la droite lui est traditionnellement favorable. “Certains candidats, c’est valable particulièrement pour Nicolas Sarkozy qui entend mobiliser sur des questions identitaires, ont intérêt à aller sur des terres qui sont sensibles à ces sujets là”, analyse le politologue, François Miquet-Marty.