PMA : le gouvernement entretient le flou

Le gouvernement entretient le floue autour du débat sur la PMA - -
Débattront, débattront pas ? C’est la grande inconnue autour du débat sur la procréation médicale assistée. Le gouvernement assurait jusqu'à présent que cette mesure, rejetée en bloc par l'opposition de droite et décriée par certains élus de la majorité, figurerait dans un projet de loi sur la famille présenté le 27 mars en Conseil des ministres.
Mais alors que les débats sur le mariage homosexuel ont débuté mardi dernier à l’Assemblée nationale, dimanche la ministre déléguée à la Famille a réveillé la méfiance des partisans de la procréation médicalement assistée. Dominique Bertinotti a expliqué que la PMA serait examinée au Parlement « avant la fin de l'année 2013 » dans le cadre du texte sur la famille. Car le gouvernement attend l'avis du Conseil national d'éthique sur cette question. Un avis qui pourrait être négatif. Une frayeur pour l’opposition qui n’a pas duré puisque quelques heures après l’annonce de Dominique Bertinotti, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en déplacement à Phnom Penh au Cambodge, a désavoué les propos de sa ministre.
« Un enterrement de première classe »
Pour Sergio Coronado, député EELV de la 2ème circonscription des Français de l'étranger, la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes est désormais enterrée. « On assiste en effet à un enterrement de première classe. On attendra l’avis du comité consultatif qui ne donnera peut-être pas un avis positif, qui proposera peut-être des états généraux, des lois bioéthique qui ne seront pas la priorité dans la période actuelle de crise et de chômage. Il n’y a pas une vraie détermination du gouvernement à aller de l’avant sur ce sujet ».
« On va faire une bonne loi, on y sera attentif »
C’est un tout autre discours que tient Barbara Pompili, Députée EELV de la Somme. Pour cette élue, la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes est loin d’être enterrée. Et elle s’engage avec son groupe à être d’une grande vigilance. « Ce n’est certainement pas enterré. On aurait préféré que ce soit voté dans cette loi-ci. Ce n’est pas le cas. Personnellement j’avais de forts doutes sur le fait qu’une loi digne de ce nom soit écrite et présentée en Conseil d’Etat dans les semaines qui viennent. A la limite, c’est plutôt une amélioration, on va faire une bonne loi. Nous les écologistes, nous serons très attentifs à ce que cet engagement soit tenu ».












