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Bartolone "furieux" de la défaite à Noisy-le-Grand

BFM K. L. avec Jérémy Trottin
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Noisy-Le-Grand est devenue la 21e ville détenue par la droite sur 40, dans le bastion de gauche de la Seine-Saint-Denis. Les socialistes accusent le Front de Gauche d'avoir fait gagner la droite et craignent la contagion lors des régionales.

Les soutiens de Chritiane Taubira et Claude Bartolone, venus faire campagne, n'auront pas suffi. La candidate Les Républicains (LR) Brigitte Marsigny a remporté dimanche la mairie de Noisy-le-Grand dirigée depuis 20 ans par le socialiste Michel Pajon. Dans cette municipale partielle, il avait face à lui au second tour une deuxième liste de gauche qui lui a coûté sa place.

Le PS craint la contagion à l'approche des régionales, ce qui met le patron du département en rogne.

"Ce qui me rend furieux, c'est que la gauche était largement majoritaire sur Noisy-le-Grand, près de 54%, et c'est la division de la gauche qui a offert cette ville à la droite", a déclaré sur France Inter le président de l'Assemblée nationale et candidat PS aux régionales d'Ile-de-France, Claude Bartolone.

Claude Bartolone a jugé que le référendum du "peuple de gauche" annoncé par Jean-Christophe Cambadélis était "une bonne piqûre de rappel, notamment pour tous ces électeurs qui n'ont pas envie de voter à la gauche de la gauche, qui n'ont pas envie de voter à droite ou à l'extrême droite, et qui restent chez eux".

Le premier secrétaire du PS avait appelé, lui, dès dimanche soir à chercher l'erreur.

"Une très très bonne nouvelle" pour le Front de gauche

Sur les 15.585 suffrages exprimés, soit un taux de participation de 44,42%, la candidate LR l'a emporté avec 46,4% des voix (7.231), devant le maire socialiste sortant Michel Pajon, qui en a obtenu 46,2% (7.198). L'écart entre les deux candidats n'est donc que de 33 voix. Le Front de gauche a récolté 7,4% des voix (1.156).

"Cette autre gauche n'a pas de capacité à diriger ni une collectivité ni un gouvernement, donc c'est un problème parce que aujourd'hui elle a un discours qui revient à dire que finalement le PS et l'UMP c'est la même chose, un vieux discours que l'on connaît pour être plutôt celui du Front national", regrette le porte-parole socialiste Olivier Faure.

"C’est sa gestion qui est sanctionnée. Pas la nôtre", prévenait dans les colonnes du Parisien Sylvie Monin quand elle a décidé de maintenir sa liste Front de gauche. "Je pense que c'est une très très bonne nouvelle, se réjouit Anibal da Silva, candidat de la liste Front de gauche. Ils vont rester 4 ans et demi les gens vraiment de gauche vont finir par nous rejoindre".

A l’approche des régionales, le scénario de Noisy-le-Grand apparaît comme le cauchemar du PS. Jean-Luc Mélenchon a déjà indiqué qu’il n’appellerait pas ses électeurs à voter socialiste au deuxième tour.