La nouvelle charge d'un député LR contre Macron

"Y aurait-il deux Premiers ministres dans ce gouvernement?", a demandé Georges Fenech. - Assemblée nationale
Il avait réussi à provoquer un vif échange en direct entre Manuel Valls et Emmanuel Macron il y a un mois à ce sujet. Georges Fenech semble avoir trouvé un angle d'attaque contre le gouvernement et n'est pas prêt de le lâcher.
Le député LR a rappelé mardi avoir saisi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) au sujet d'une levée de fonds menée par Emmanuel Macron à Londres le 14 avril en marge d'une déplacement en tant que ministre.
Georges Fenech a taclé un "ministre qui administre l'économie d'un pays et s'adresse aux acteurs économiques pour leur tendre la Sybille à des fins de promotion personnelle".
"Y aurait-il donc deux Premiers ministres dans ce gouvernement. Est-ce pour cette raison d'ailleurs que François Hollande, a-t-on appris aujourd'hui, réfléchit à la suppression de la fonction de Premier ministre?", a-t-il demandé à Manuel Valls, en faisant référence à une information d'Europe 1. Il a conclu sa charge ainsi: "Emmanuel Macron peut faire sienne cette formule d'Edgar Faure: "l'immobilisme s'est mis en marche et je ne sais comment l'arrêter'".
Clash en mai entre Macron et Valls
Contrairement à la dernière fois, Emmanuel Macron n'a pas essayé de répondre lui-même, il n'était pas au palais Bourbon mais en déplacement dans des zones touchées par les inondations en Seine-et-Marne. Et Manuel Valls a laissé la parole à Christian Eckert. Le secrétaire d'Etat chargé du Budget n'a pas voulu se prononcer à la place de la HATVP. "Vous l'avez saisie, nous l'avons créé et elle vous répondra", s'est-il contenté de répondre.
Un vif échange avait opposé Manuel Valls et Emmanuel Macron, le 11 mai à l'Assemblée nationale. Il portait sur l'interview du ministre de l'Economie à Sud Ouest, où celui si s'en prenait à une "caste" politique. La scène suivait la question du député Les Républicains Georges Fenech, adressée au Premier ministre, sur le voyage d'Emmanuel Macron à Londres le 14 avril. Après des hésitations visibles sur les images de télévision, c'était Manuel Valls qui avait répondu pour son ministre.
Il avait assuré que le voyage à Londres d'Emmanuel Macron n'avait donné lieu à "aucune levée de fonds particulière", tout en appelant "chaque ministre" à être "exemplaire" et à se consacrer à sa tâche.
Contrairement à Manuel Valls, l'entourage d'Emmanuel Macron assumait parfaitement la démarche du ministre de l'Economie.
"Nous assumons de lever des fonds. Nous sommes un nouveau mouvement, nous ne recevons pas de subventions publiques, pas de cotisations d'élus, nous devons rechercher des financements. On en a besoin pour exister, tout simplement", avait-on expliqué au Point.fr.











