Apartheid? "Quel que soit le mot, on y va!" exhorte Bartolone
Pas question de jouer sur les mots pour servir un débat Claude Bartolone, le président PS de l'Assemblée nationale, a estimé mercredi qu'en parlant d'"apartheid", Manuel Valls avait voulu marquer les esprits, mais qu'au-delà du mot, il fallait maintenant agir pour les banlieues.
Le député de Seine-Saint-Denis et ancien ministre de la Ville était interrogé par France Info sur "l'apartheid territorial, social, ethnique" dénoncé la veille par le Premier ministre, un mot qui a suscité des polémiques. "Je vois bien que le Premier ministre a voulu marquer les esprits", a-t-il commenté. "Quel que soit le mot, je lui dis: maintenant, on y va". On a employé les mots ghettos, assigné à résidence... Je sais ce que nous avons perdu pour les associations, l'école, les services publics en particulier, depuis dix ans ", a ajouté Claude Bartolone. "Je dis au Premier ministre: si c'est l'alerte, il faut agir", a-t-il insisté.
"Il faut qu'on puisse dire, notamment sur la métropole parisienne: il y a des endroits qui sont dans une situation plus difficile que les autres, et on accélère", a dit Claude Bartolone.











