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Nicolas Bazire en garde à vue dans l'affaire Karachi

Nicolas Bazire était le directeur de cabinet d'Edouard Balladur en 1995.

Nicolas Bazire était le directeur de cabinet d'Edouard Balladur en 1995. - -

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PARIS (Reuters) - Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur, a été placé en garde à vue mercredi dans l'enquête sur des...

PARIS (Reuters) - Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur, a été placé en garde à vue mercredi dans l'enquête sur des rétrocommissions présumées lors de contrats de ventes d'armes au Pakistan et en Arabie Saoudite, a-t-on appris de source policière.

Thierry Gaubert, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget, a été de son côté déféré en vue d'une possible mise en examen, a-t-on précisé. Il avait été placé en garde à vue lundi.

L'homme d'affaires Ziad Takieddine a été mis en examen la semaine dernière pour abus de biens sociaux dans le cadre de ce dossier, visant un présumé financement politique frauduleux de la droite en France.

Devant le juge Renaud Van Ruymbeke, l'ex-épouse de cet intermédiaire dans des contrats d'armement a détaillé le lien de son ex-mari avec plusieurs politiques, dont Nicolas Bazire.

Selon le site d'informations Mediapart, un témoin entendu le 8 septembre par la police a affirmé que Ziad Takieddine s'était rendu à plusieurs reprises en Suisse pour y retirer des fonds remis à Paris à Nicolas Bazire.

Ziad Takieddine est au centre de deux importants contrats d'armement des années 1990, la vente de sous-marins au Pakistan en 1994 et un marché de frégates avec l'Arabie saoudite.

Une mission d'information parlementaire et des éléments des procédures judiciaires ont désigné Ziad Takieddine comme l'intermédiaire par lequel sont passés 33 millions d'euros de commissions occultes dans le contrat des sous-marins au Pakistan et 200 millions en marge du contrat saoudien.

Le juge Renaud Van Ruymbeke pense que cet argent a pu revenir en partie financer en 1995 la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, qui a utilisé selon la police plusieurs millions d'euros en espèces.

Nicolas Bertin et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse