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Municipales: quels ministres sont candidats?

BFM A.K.
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Manuel Valls, Cécile Duflot, Pierre Moscovici... Près de la moitié du gouvernement est présente sur les listes des élections municipales. Tour d'horizon de ces visages familiers, que vous pourriez retrouver près de chez vous.

Rien de tel qu’un ancrage local pour accroître sa légitimité. Mais non-cumul oblige, les ministres désirant se présenter aux élections municipales sont obligés de ne pas se présenter comme tête de liste. Peu à peu, chacun se place là où il peut, selon ses réseaux et sa stratégie.

"C'est chez moi"

Certains ministres, avant d’entrer au gouvernement, avaient déjà un mandat local – et comptent bien le conserver. C’est le cas de Manuel Valls, maire d’Evry dans l’Essonne jusqu’à son entrée au gouvernement, et désormais numéro trois sur la liste PS du maire sortant. C’est aussi le cas de Pierre Moscovici, conseiller municipal à Valentigney dans le pays de Montbéliard, ou encore de Michèle Delaunay, qui avait battu Alain Juppé aux législatives de Bordeaux, et sera numéro 2 de la liste PS face à son ancien rival.

Guillaume Garot, ministre Délégué à l’agroalimentaire, a choisi Laval: "c’est chez moi", résume-t-il simplement pour justifier sa décision. Stéphane Le Foll, conseiller municipal au Mans depuis 2001, se présente à nouveau. Tous justifient leur implication par le besoin d’un ancrage local.

"Je soutiens un candidat"

Pour d’autres, ces élections municipales servent surtout à soutenir un candidat en difficulté. Ainsi, Cécile Duflot et le ministre du Développement, Pascal Canfin, figurent sur la liste EELV du candidat à la mairie de Paris, Christophe Najdovski. Une présence très symbolique, puisque les deux ministres ne figurent qu’en dernière position sur la liste écologiste. Mais cette dernière place leur permet de soutenir directement Nadjovski, via des réunions publiques et des sorties sur le terrain.

Des règles strictes

Mais attention, la campagne ne doit pas être un enchaînement de déplacement: Jean-Marc Ayrault a prévenu les ministres qu’ils sont tenus de distinguer clairement, très précisément lorsqu'ils font un déplacement mixte, la partie officielle et la partie militante". Il ne peut y avoir utilisation de moyens publics à l'occasion de la partie campagne électorale", selon Matignon.

Trois semaines avant le scrutin, qui commence le 23 mars, "les déplacements des ministres sur le terrain en tant que ministres, officiels, sont également prohibés, ce qui ne les empêche pas de se déplacer en leur qualité d'homme ou de femme politique pour aller soutenir tel ou tel candidat, sauf cas de force majeure".