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Moscovici : « Pas d’impôt supplémentaire en 2013 »

BFM Mathias Chaillot
Pierre Moscovici, le ministre des Finances.

Pierre Moscovici, le ministre des Finances. - -

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Invité sur RMC et BFMTV ce jeudi matin, Pierre Moscovici, le ministre des Finances, est revenu sur la situation à Chypre, la taxe à 75% qui devrait être remaniée pour 2014 la rémunération des grands patrons du privé, que l'Etat pourrait limiter.

Sur RMC et BFMTV ce jeudi matin, Pierre Moscovici a réagi aux difficultés de Chypre imposées par l’Union européenne et la motion de censure déposée mercredi par l’opposition. Le ministre des Finances s’es expliqué sur différentes mesures gouvernementales, dont la taxe à 75% ou encore l'effort sur le logement qui doit être annoncé ce jeudi. Pierre Moscovici a aussi affirmé qu'il n'y aura aucun plan de rigueur supplémentaire en 2013.

A propos de Jérôme Cahuzac, qui a quitté ses fonctions de ministre de Budget :
8h56 – Pierre Moscovici : « Il a eu raison de quitter ses fonctions, il voulait défendre son honneur. Il a fait un travail remarquable pour son pays, très compliqué. A lui maintenant de dire et démontrer sa vérité ».

A propos de la situation à Chypre :
8h55 – Pierre Moscovici : « Il faut agir. Nous prêtons 10 milliards d’euros, nous en demandons 7. Est-ce qu’on veut que ce soit le contribuable français qui paye ? Nous demandons que s’il y a une taxe sur les dépôts, elle soit progressive, et que les petits dépôts ne soient pas touchés ».

Concernant les pneus américains Titan, pour lesquels Arnaud Montebourg avait promis une attention particulière à la suite des propos du patron de l'entreprise, très virulents envers la France et les Français :
8h54 – Pierre Moscovici : « J’ai reçu une lettre d’Arnaud Montebourg, j’ai transmise la consigne aux douanes. Nous devons être dans un climat de confiance avec les entreprises. ».

Concernant la TVA dans le logement, qui pourrait baisser pour le logement social :
8h52 – Pierre Moscovici : « Le président de la République, dès sa campagne, a fixé une priorité pour la construction de logements. Il prendra toutes les mesures utiles pour libérer du foncier, et si ça passe par la fiscalité, nous le ferons ».

Concernant l’encadrement des salaires des grands dirigeants du privé :
8h49 – Pierre Moscovici : « Il faut agir avec des valeurs : transparence, dialogue social, justice. Nous devons mener une réflexion. Dans le secteur public, nous avons réduit les rémunérations. Il n’y a plus un patron d’entreprise publique qui gagne plus de 450 000 euros, ils pouvaient avant gagner plus d'un million. Nous avons voté contre la rémunération de Carlos Ghosn, mais nous ne sommes qu’à 15%. Dans le privé, il faudra débattre, discuter. Il y a un code de bonne conduite préparé par le Medef et les grands patrons. Ils sont conscients qu’il y a des excès, et presque une révolte des Français. Nous allons discuter, et s’il le faut légiférer ».

A propos de la taxe à 75% sur les très hauts revenus, qui pourrait être réduite à 66,66% selon le Conseil d’Etat :
8h47 – Pierre Moscovici : « Le Conseil d’Etat rendra son avis cet après-midi, j’attends cet avis. Je ne suis pas là pour jouer. Le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur la taxe à 75% : il a souhaité que cette taxe s’applique aux couples, et porte un certain nombre de réflexions sur un impôt confiscatoire. En fonction de ce que le Conseil d’Etat dira, nous prendrons nos décisions. En tout cas, il y aura un effort exceptionnel demandé aux plus riches en 2014, dans des circonstances exceptionnelles ».

8h44 – Pierre Moscovici : « Il n’y aura aucun plan d’ajustement supplémentaire en 2013, ni impôts supplémentaires ni plan de rigueur pour les Français. Nous avons déjà demandé un effort de 30 milliards d’euros. Je ne veux pas ajouter l’austérité à la récession. Mais en 2014, nous devrons poursuivre l’effort de réduction des déficits. Les gens qui nous écoutent souhaitent aussi que l’Etat, les collectivités contribuent à l’effort, nous continuerons ».

Concernant la possible réduction des dépenses de la Défense :
8h42 – Pierre Moscovici : « Je réserve ces réflexions au Conseil de Défense. Il ne faut pas opposer de manière artificielle le ministère de la Défense et celui de l’Economie et des Finances. Il est normal que la Défense contribue à l’effort de réduction des dépenses publiques, elle va continuer à le faire. Mais dans le même temps, nous devons conserver nos capacités de dissuasion nucléaire, notre industrie de défense, nos forces de projection ».

8h40 – Pierre Moscovici : « Nous voulons dévérouiller la société française. Je souhaite des résultats rapidement. L’inversion de la courbe du chômage fin 2013, oui, c’est possible ».

8h38 – Pierre Moscovici : « En mai 2012, la France avait un déficit public supérieur à 5%, une croissance nulle depuis 5 ans, un chômage augmenté d’un million et une compétitivité dégradée. Il faut redonner des perspectives de croissance, d’emploi, et d’espoir. Nous remettons la machine économique en marche en réduisant les déficits, en musclant la compétitivité de l’économie française, en sauvant la zone euro, et enfin en menant des réformes de structure, comme celle du marché du travail, des transports, demain des retraites. Cette nuit, je défendais la loi bancaire au Sénat. Et il y a la simplification, le président y tient beaucoup. C’est pour ça qu’on peut légiférer par ordonnance pour débloquer les moteurs de croissance ».

Jean-Marc Ayrault a affirmé mercredi « je sais où je vais » en réponse à la motion de censure déposée par l’opposition :
8h37 – Pierre Moscovici : « Il y a un cap, celui du redressement de la France, d’une économie dégradée. La censure, c’était une opération "restaure Copé" ».