Moscovici appelle Ghosn à modérer son salaire

Le ministre de l'Economie et de Finances a appelé à son tour lundi Carlos Ghosn, le PDG de Renault, a faire un effort sur son salaire, en évoquant le contexte actuel que traverse le constructeur automobile. /Photo prise le 22 juin 2012/REUTERS/Toru Hanai - -
Quand l'entreprise ne va pas bien, le patron doit baisser son salaire. C'est en tout cas le voeux de Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et de Finances, qui a appelé lundi le PDG de Renault, Carlos Ghosn, à faire un effort sur son salaire, en évoquant le contexte actuel que traverse le constructeur automobile. « L'Etat actionnaire aussi est attentif à la rémunération du premier dirigeant, M. Ghosn », a déclaré Pierre Moscovici sur France Info. « Quand il a été proposé une certaine rémunération lors du dernier conseil, c'était en décembre, l'Etat actionnaire a voté contre ». « Quand une entreprise rencontre de telles difficultés, il faut en effet qu'il y ait cet effort de décence qui soit fait et j'appelle à ce qu'il le soit », a-t-il ajouté.
Carlos Ghosn a touché sur l'exercice écoulé près de 13 millions d'euros - 9,92 millions chez Nissan et 2,79 millions chez Renault.
« Pas absurde »
Jeudi, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait estimé qu'il ne serait « pas absurde » de demander un effort à Carlos Ghosn sur ce sujet. L'Etat est le principal actionnaire du groupe avec 15% du capital.
Renault reprend mardi les négociations pour améliorer la compétitivité de ses usines françaises. Il propose notamment aux syndicats un gel des salaires cette année et des hausses limitées en 2014 et 2015.












