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Morin : « Envoyer plus de forces spéciales »

BFM La rédaction-Bourdin & Co
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Après l'embuscade en Afghanistan dans laquelle sont morts 10 soldats français le 18 août, Hervé Morin envisage d'y renforcer la présence de l'armée française.

En pleine polémique sur la présence de l'armée française en Afghanistan, et à quelques heures de la Commission défense de l'Assemblée Nationale, Hervé Morin envisage d'y envoyer des forces spéciales supplémentaires. Le ministre de la Défense répondait ce matin aux questions de Jean-Jacques Bourdin :

Faut-il envoyer des troupes françaises supplémentaires en Afghanistan ?
Le Président de la République nous a demandé de faire ce qu'on appelle le retour d'expérience, comme le font tout le temps les armées, c'est-à-dire d'analyser les causes du drame que nous avons vécu et d'en tirer les conséquences. Le Président de la République m'a demandé de travailler avec le Chef d'Etat major des armées pour lui faire des propositions dans les jours qui viennent. Ces propositions peuvent être de plusieurs ordres. Améliorer nos moyens d'observation et de surveillance - est-ce qu'on doit envoyer des drones (robot volant piloté à distance), augmenter nos moyens aéroportés ? Améliorer notre capacité de puissance de feu lorsque nous sommes soumis à une opération d'un nouvel ordre - nous avons vécu, comme les Américains un peu avant, la première opération militaire [des talibans], avec un sens tactique réel.

Ça ne doit pas nous surprendre, car nous sommes en guerre ?
Je ne veux pas dire que nous sommes en guerre. Nous sommes là pour redonner la paix et la sécurité, en vertu d'une résolution des Nations Unies de 2001, à un pays qui malheureusement connaît la guerre depuis 30 ou 40 ans.

Revenons sur les moyens français supplémentaires...
Davantage d'hélicoptères, qui sont la faiblesse de la force depuis 2001, puisque nous sommes en permanence à la recherche d'hélicoptères. Et éventuellement des moyens complémentaires qui pourraient être des forces spéciales chargées d'anticiper...

Donc on est prêts à renvoyer des forces spéciales ?
Je n'en sais rien. Ça fait partie des choses que nous étudions. Il y a dans la Constitution un Chef des armées, qui est le Président de la République. C'est à lui que nous soumettrons nos propositions.

Si nous décidons d'envoyer de nouvelles troupes en Afghanistan, demanderons-nous l'avis du Parlement ?
Désormais la Constitution impose qu'il y ait une information du Parlement dans les premiers jours, puis un vote au bout de 4 mois. On a d'ailleurs même anticipé cela, puisque le Premier ministre a annoncé qu'il y aurait un débat au Parlement avant la fin du mois de septembre.