Montants des PV : « Rien n'est tranché » assure Matignon

Les associations d’automobilistes craignent un « impôt déguisé » - -
L’idée de faire passer le coût des PV de stationnement de 17 à 35 euros serait pour le moment au point mort, à en croire l'entourage du Premier ministre. « Rien n'est encore tranché et ce dossier n'est pas connecté directement au Grand Paris mais plutôt au financement des collectivités locales (…) Il n'y a pas de recul ni de décision encore arrêtée sur cette question », a-t-on ajouté de même source, affirmant qu'il s'agit de deux dossiers distincts.
Sur un projet de quelque 30 milliards d'euros, les collectivités locales sont priées de contribuer à hauteur de 225 millions et pourraient pour cela bénéficier d'une hausse des amendes de stationnement qui doubleraient, versées au bénéfice des autorités organisatrices des transports, partout en France.
« Impôt déguisé »
Cette annonce a provoqué de vives réactions vendredi matin parmi les associations d'automobilistes, pour lesquelles l'idée d'un éventuel doublement du montant des PV de stationnement est à rapprocher d'un « impôt déguisé ». Dans un communiqué, l'association 40 millions d'automobilistes s'est ainsi énervée : « il est absolument inacceptable d'imaginer le financement de ce projet à travers l'augmentation des amendes de stationnement », rappelant que les amendes de stationnement avaient déjà augmenté en août 2011, passant de 11 à 17 euros.
L'Automobile club des avocats (ACDA) va plus loin, en rappelant dans un communiqué avoir « toujours dénoncé la pratique du stationnement payant justifiée par l’Etat pour assurer la fluidité de la circulation alors qu’elle constitue en réalité un impôt déguisé et une recette budgétaire pour financer des projets locaux ». L'ACDA a menacé de lancer l'offensive sur le plan juridique, en soumettant la mesure, si elle était mise en œuvre, « à l’appréciation des juges et notamment de la Cour européenne des Droits de l’Homme ».












