BFM

Mailly : « La rigueur est en train de tuer tout le monde »

BFM La rédaction, avec BFMTV
Jean-Claude Mailly

Jean-Claude Mailly - -

Téléchargez la nouvelle application BFM
Invité ce jeudi sur RMC et de BFMTV, le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly a parlé Contrat de génération, Europe, et flexibilité. « Je ne vois pas ce qu’on peut changer » sur le sujet, a-t-il affirmé.

Invité sur RMC et BFMTV ce jeudi matin, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, est revenu sur l’une des grosses négociations à venir entre le patronat, le gouvernement et les syndicats : la flexibilité du travail, un sujet dont il ne voit pas vraiment l'intérêt.

« Je ne vois pas où on peut mettre plus de flexibilité »

Avancée par le Medef, la proposition d’introduire plus de flexibilité doit être une solution au problème du chômage « qui va empirer » et à la crise. « C’est vrai qu’il y a trop de CDD dans notre pays, reconnait Jean-Claude Mailly, et qui plus est des CDD très courts, c’est lié à la situation économique ». Pas question, pour autant, d’introduire de la flexibilité. « Le patronat veut plus de flexibilité, d’adaptabilité, mais quel que soit le mot, que peut-on faire de plus, demande-t-il. Par exemple, les employeurs disent que c’est trop long pour licencier. Il y a pourtant des façons de faire avec le code de travail. De la flexibilité, il y en a beaucoup, dans les horaires par exemple, notamment depuis les 35 heures. Je ne vois pas sur quoi on peut encore en mettre ».

Favorable au Contrat de génération

Pas plus de flexibilité, pas plus de rigueur non plus, pour Jean-Claude Mailly qui estime qu’elle est « en train de tuer tout le monde. Si on veut sortir de la crise, il faut modifier des choses notamment au niveau européen ». Le secrétaire général de Force ouvrière soutient aussi les Contrats de génération de François Hollande. « On est favorable à cette mécanique qui va être négocié, on va essayer de faire en sorte qu’il n’y ait pas d’effet d’aubaine. Et dans les entreprises de plus de 300 salariés, il va falloir travailler sur le tutorat », a-t-il nuancé.