Livre de Marcela Iacub : la justice tranchera ce soir

Dominique Strauss-Kahn était présent ce mardi à l'audience pour demander l'interdiction de Belle et Bête, le livre de Marcela Iacub. - -
Le tribunal des référés rendra mardi à 19h30 sa décision quant à l'éventuelle interdiction de Belle et Bête, le livre de Marcela Iacub qui évoque sa liaison avec Dominique Strauss-Kahn.
Présent à l'audience, DSK s'est dit mardi « choqué » par le texte « méprisable et mensonger » que représente à ses yeux ce livre relatant leur relation. Devant la juge des référés Anne-Marie Sauteraud,l'ancien président du FMI a dénoncé un texte qui fait « fi de la dévastation » de sa vie privée, se disant « horrifié » par le procédé « malhonnête » utilisé qui n'a « d'autre objet que mercantile ».
« Un homme déjà assez à terre »
DSK a déploré que l'on « tire sur un homme qui est déjà assez à terre » : « Cette affaire me dépasse très largement », a ajouté l'ancien patron du FMI, s'exprimant d'un ton grave. Il a demandé à la justice de mettre un « coup d'arrêt » aux pratiques d'éditeurs, de journalistes « prêts à n'importe quoi pour faire de l'argent ».
L'ex-directeur général du FMI a assigné en référé (procédure d'urgence) Marcela Iacub et son éditeur, Stock, pour « atteinte à l'intimité de la vie privée ». Dans Belle et Bête, l'auteur relate sa liaison avec Dominique Strauss-Kahn de janvier à août 2012. Même si l'ancien ministre n'est jamais nommément désigné dans le livre, l'auteur confirme dans un long entretien au Nouvel Observateur qu'il s'agit bien de DSK, tout en précisant que l'ouvrage contient des éléments de fiction. Dominique Strauss-Kahn demande l'insertion d'un encart dans chacun des exemplaires de Belle et bête, ainsi qu'« à titre subsidiaire » une interdiction de diffusion du livre à paraître mercredi.
Une mesure rarissime|||
Une telle mesure est rarissime. En 1996, deux jours après la mort de François Mitterrand, le livre de son ancien médecin, détaillant le cancer de l'ancien président, est retiré de la vente. Après une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme, l'ouvrage a finalement été réédité en 2005.












