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Les Français priés de s'éloigner de Tokyo

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PARIS (Reuters) - Paris a renouvelé mercredi ses conseils de prudence à destination des Français qui se trouvent toujours au Japon, refusant...

PARIS (Reuters) - Paris a renouvelé mercredi ses conseils de prudence à destination des Français qui se trouvent toujours au Japon, refusant toutefois de parler d'évacuation ou de plan de rapatriement.

Un avion de la Sécurité civile transportant environ 300 Français "prioritaires" - enfants, femmes enceintes - devait arriver dans la matinée à l'aéroport de Roissy-Charles-Gaulle, cinq jours après le gigantesque séisme et le tsunami qui ont frappé l'archipel.

"Toujours pour faciliter le retour en France de ceux qui le souhaitent, deux appareils sont en route vers le Japon" qui lutte désormais contre le risque de catastrophe nucléaire, précise l'ambassade de France au Japon dans son dernier message posté sur internet.

"Nous ne donnons pas un ordre d'évacuation", a déclaré la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet sur i d'augmenter ses rotations entre Tokyo et Osaka. Il y a 900 places par jour possibles au départ du Japon. Il semble que cela correspond à la demande", a ajouté la ministre, qui parle désormais de "risque de catastrophe majeure" au Japon.

La centrale nucléaire de Fukushima, située à 240 km au nord de Tokyo, connaît une série d'accidents depuis samedi.

"On a plusieurs sources d'information qui permettent une analyse non pas complète mais plus fine qui ne porte pas à l'optimisme depuis hier. Le terme de catastrophe, je l'assume", a dit Nathalie Kosciusko-Morizet.

Environ 9.000 Français étaient installés au Japon avant le séisme et le tsunami de vendredi, dont plus de 600 dans la région de Sendai, la plus touchée. Selon François Fillon, il restait mardi environ 2.000 Français à Tokyo contre 5.000 en temps normal.

Ceux qui choisissent de rester doivent suivre les prescriptions des autorités japonaises, qui demandent aux habitants de se calfeutrer chez eux, a souligné la ministre de l'Ecologie. En tout état de cause, "il ne faut pas rester sous la pluie qui ramène les particules radioactives", a-t-elle ajouté.

Laure Bretton