Le statut de pupille de la Nation fête ses 100 ans

Carte de pupille de la nation - Capture d'écran / BFMTV
Créé à la fin de Première Guerre mondiale, le statut de pupille de la Nation célèbre cette année ses 100 ans. A cette occasion, l'Etat organise une réception en l'honneur de ses bénéficiaires ce samedi.
Aujourd'hui, la France compte plus de 35.000 pupilles de la Nation, dont 570 âgés de 1 à 21 ans, selon les chiffres de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG). Depuis le début de l'année 2017, 138 personnes ont été adoptées par la Nation. Ce statut est attribué depuis sa création aux orphelins de guerre, et a été étendu aux victimes d'attentats en 1982.
"Une sorte de reconnaissance"
Guy Ollivier, 77 ans, a obtenu le statut de pupille de la Nation lorsque son père, tué en 1944 à Hambourg, a été reconnu mort pour la France trois ans plus tard. Il conserve encore aujourd'hui toujours sa carte dans la poche.
"C'est une sorte de reconnaissance. On en est fier d'un côté et pas fier de l'autre, on aurait préféré ne pas les avoir", explique-t-il.
Cette carte attestant son statut de pupille de la Nation lui a permis d'obtenir plusieurs avantages lorsqu'il était enfant. Il se souvient:
"J'ai eu un supplément de points pour passer le concours d'entrée en sixième, qui était obligatoire à l’époque. Financièrement ça n’a pas été grande chose. Par contre on avait de temps en temps une paire de chaussures, de temps en temps quelques vêtements".
"Ça m'a été très utile"
Sammy, rugbyman et étudiant en marketing sportif âgé de 23 ans, a pour sa part été adopté par la Nation à l’âge de 4 ans, lorsque son père policier s'est fait tuer en service. Boursier, il est passé par l’Ecole des pupilles de l’air de Grenoble lorsqu'il était enfant. Selon lui, ce statut lui a permis de profiter d'avantages non négligeables:
"Moi ça m’a été très utile, j’ai fait des choses que je n’aurais pas pu faire sans. J’ai des amis, des gens autour de moi qui n’ont pas eu la chance de faire les choses qu'ils voulaient parce que financièrement c’était plus dur", raconte-t-il.
Un soutien qu'il garde pour lui: "C’est quelques chose que je porte, mais ce n’est pas un avantage, ni un poids. C’est quelques chose que je garde pour moi, qui me fait avancer".












