Le Pen voit le candidat du FN au second tour, voire élu en 2012

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, ici aux côtés des deux candidats à sa succession, sa fille Marine et Bruno Gollnisch, estime que le candidat de son parti sera au second tour voire élu lors de l'élection présidentielle de 2012. /Photo pr - -
NANTERRE, Hauts-de-Seine (Reuters) - Jean-Marie Le Pen a jugé jeudi probable que le candidat du Front national en 2012 connaisse un "succès remarquable" au premier, voire au deuxième tour de la prochaine élection présidentielle.
Le président du Front national présentait à la presse ses derniers voeux avant de passer la main à son successeur lors du Congrès du parti le 16 janvier, sa fille Marine partant favorite face à son challenger, le député européen Bruno Gollnisch.
"Ce que je pense, c'est qu'il existe une opportunité, je dirais même une probabilité que le candidat national fasse un succès remarquable, non seulement au premier tour mais peut-être même au deuxième", a-t-il déclaré au siège du parti.
"Et les gens qui envisagent un 2002 à l'envers pourraient très bien ne pas se tromper", a-t-il dit en faisant allusion à sa propre présence au second tour de la présidentielle il y a huit ans, lorsqu'il avait été battu par Jacques Chirac.
Jean-Marie Le Pen, qui a 82 ans, a expliqué son départ par la nécessité de "laisser un répit à celui qui aujourd'hui a l'âge de vos pères et mêmes quelquefois de vos grands-pères".
Mais il entend garder ses mandats de député au Parlement européen et de conseiller général de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il restera aussi président d'honneur du Front national.
"Je pense pouvoir être d'utile conseil", a-t-il dit.
Il a réitéré son soutien à sa fille dans la bataille pour la direction du parti et s'en est pris à la politique de Nicolas Sarkozy, particulièrement en Côte d'Ivoire, lui reprochant d'avoir pris parti pour Alassane Ouattara dans la querelle qui l'oppose au président sortant Laurent Gbagbo.
"Nous sommes en Côte d'Ivoire devant deux légitimités contradictoires", a-t-il dit. "Notre longue expérience africaine (...) aurait dû nous apprendre les mérites de la palabre."
Benoît Tessier, avec Yves Clarisse, édité par Gilles Trequesser












