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Kosciusko-Morizet : « L'éclairage public : un gâchis monstrueux ! »

BFM La rédaction-Bourdin & Co
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En plein pic de consommation d'électricité, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, part en croisade contre la pollution lumineuse, pas encore reconnue en France.

Les éclairages publics et les enseignes publicitaires représentent de 1 à 2% de la consommation électrique en France, 4% des émissions de gaz à effet de serre, et près de la moitié des factures d'énergie des communes. Et le nombre de points lumineux a augmenté de 30% en 10 ans. Alors que Bertrand Delanoë, maire de Paris a décidé de réduire la durée d'éclairage de la Tour Eiffel et que les communes sont appelées à modérer leur consommation d'électricité, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'écologie, dénonce « un gâchis monstrueux en matière d'éclairage public : c'est presque culturel en France, poursuit-elle. On a tendance à considérer que plus c'est éclairer, plus c'est beau, quitte à éclairer n'importe comment. La France est un des derniers pays d'Europe où la pollution lumineuse n'est pas considérée comme une pollution.

« Interdire certains éclairages »

Et la secrétaire d'Etat de lister les mesures qu'elle compte prendre pour limiter cette nouvelle forme de nuisances : « Dans le Grenelle 2, on prévoit précisément de pouvoir interdire certains types d'éclairage, de pouvoir réglementer la puissance de certains autres, leur installation... Par exemple, ces ronds-points avec des projecteurs orientés vers le ciel sont très à la mode, mais absurdes du point de vue de la consommation énergétique, du confort des riverains, des amoureux du ciel qui ne peuvent plus voir les étoiles, et de la faune, désorientée. Dans certaines régions ou zones, on pourra même être plus strictes, comme au Canada où les parcs nationaux sont des zones "de noir". »