Immunité de Dassault : à la recherche des "traîtres"

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Vote "écoeurant, lamentable", "scandale démocratique". Le maintien de l'immunité parlementaire de Serge Dassault suscite l'indignation dans la classe politique. De la majorité, en passant par les communistes, jusqu'au Front National.
D'après la décision du bureau du Sénat hier (à 13 voix contre 12, et une abstention), le sénateur UMP, suspecté d'achat de voix d'électeurs dans la ville de Corbeil-Essonnes, ne peut pas être placé en garde-à-vue dans l'immédiat.
Et avec 12 sénateurs sur 26 au sein du bureau, la droite, favorable au maintien de l'immunité, est minoritaire. Qui sont donc les "traîtres" ? C'est la question que l'on se pose dans les rangs de la gauche.
Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris, a sa petite idée : "sans doute un du PRG et un autre des Verts" parie-telle. Pourtant, l'unique écolo du bureau, Jean Desessard, assure avoir voté pour la levée de l'immunité.
"L'ensemble du Bureau aurait dû voter pour la levée de l'immunité", affirme-t-il au micro de RMC. "On n'est pas au dessus des lois". Et l'élu EELV de demander "la levée automatique" de cette immunité, "dès qu'il s'agit d'une instruction pour un délit de droit commun".
Du côté des communistes, on confirme que tout le monde est allé dans le même sens. Le mystère reste entier, et la traque ne fait que commencer.












