Huchon fixé sur son sort ce vendredi

Jean-Paul Huchon devrait savoir vendredi s'il quitte ou non la présidence de la région Ile-de-France. - -
INFO RMC - C'est vendredi que le président du conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, saura s’il doit faire ou non ses valises. C'est ce jour là que le Conseil d’Etat rendra sa décision concernant une campagne publicitaire litigieuse, effectuée à moins de six mois des dernières élections régionales, sur le thème des transports.
Au départ, la plainte d’un militant UMP, qui accusait le conseil régional d’avoir influencé les franciliens en période électorale. Objet du délit : la campagne « La région fait grandir vos transports ». A l’époque, la commission des comptes de campagne n’avait trouvé rien à redire. Mais vendredi dernier, le rapporteur du conseil d’Etat a requis un an d’inéligibilité contre Jean-Paul Huchon. La gauche soupçonne donc l'inconnu auteur du recours d’être téléguidé par l’UMP Valérie Pécresse, défaite lors de l’élection.
La course à la succession déjà lancée
Ce possible revirement de position du conseil d’Etat donne quelques craintes à la classe politique française, face à un éventuel grand ménage dans les collectivités locales. Une opération « mains propres » qui risque de frapper de nombreux élus locaux. Car ce qu’a fait Jean-Paul Huchon, presque tous l’ont fait. En coulisses, une véritable mobilisation tente donc de dissuader le Conseil d’Etat de confirmer, vendredi, les conclusions de son rapporteur. Pour plaider sa cause, Jean-Paul Huchon a appelé François Fillon et a rendu visite au secrétaire général de l’Elysée.
Hier mardi, il a reçu de nombreux coups de téléphone de soutien de ses camarades socialistes, à commencer par celui du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn en personne, dont il est proche politiquement. En coulisses, pourtant, sa succession est déjà engagée. Marie-Pierre de la Gontrie, première vice-présidente, et Julien Dray comptent déjà de nombreux partisans au sein du conseil régional. Valérie Pécresse savoure déjà sa revanche.
Et les habitants d’Ile-de-France, eux, regardent passer les RER... quand il y en a.












