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Union sacrée autour de Cahuzac

Plusieurs députés estiment que, mardi prochain, l'affaire Cahuzac devra être remise à l'ordre du jour des questions d'actualité.

Plusieurs députés estiment que, mardi prochain, l'affaire Cahuzac devra être remise à l'ordre du jour des questions d'actualité. - -

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Après les révélations du site Mediapart, qui accusent Jérôme Cahuzac d'avoir détenu un compte en Suisse, la quasi totalité des députés apportent leur soutien au ministre délégué au Budget. À gauche comme à droite.

C'est avec un bel ensemble que les députés de gauche, comme de droite s'élèvent pour louer l'honnêteté de Jérôme Cahuzac. Accusé par le site Mediapart de détenir un compte en Suisse, le ministre délégué au Budget est défendu de toutes parts dans la classe politique.

>> Compte en Suisse : Jérôme Cahuzac dément une information de Mediapart

À gauche, les socialistes le répètent en choeur, Jérôme Cahuzac est un modèle d'intégrité. "J'ai totalement confiance en lui" souligne ainsi le député Philippe Martin.

>> Affaire Cahuzac : Hollande et le gouvernement "solidaires"

Soutien de l'opposition

Plus surprenant, le ministre du Budget peut aussi compter sur le soutien de l'opposition. L'affaire Woerth, elle aussi lancée par Mediapart, est restée dans les mémoires. Et pas question pour la droite d'attaquer Jérôme Cahuzac, comme le PS l'avait fait avec Eric Woerth. "Eric Woerth l'a payé très cher" rappelle Benoist Apparu "Je ne souhaite pas qu'une autre personnalité de droite comme de gauche paie la même chose". Jacques Myard estime lui que "flinguer comme ça les uns et les autres de cette manière (...) on rentre dans une société totalitaire".

>> Cahuzac vs. Mediapart : la guerre des preuves

Seuls quelques récalcitrants violent cette consigne de non-agression, comme Daniel Fasquelle qui trouve "difficile que Jérôme Cahuzac reste aujourd'hui en poste face à de pareille accusations s'il n'est pas capable aujourd'hui de faire plus que démentir ces accusations, c'est à dire d'apporter des preuves concrètes que les accusations de Mediapart ne sont pas fondées".

En tout cas si l'affaire se poursuit, plusieurs députés estiment que, mardi prochain, le sujet devra être remis à l'ordre du jour des questions d'actualité.