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Royal superstar, Montebourg inquiète

BFM Yann Duvert
Le retour de Ségolène Royal agite la presse anglaise.

Le retour de Ségolène Royal agite la presse anglaise. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

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REVUE DE LIENS - Entre inquiétudes sur l’efficacité du tandem Sapin-Montebourg à Bercy, et amusement à propos du retour de Ségolène Royal au gouvernement, la presse étrangère a largement commenté le remaniement ministériel.

Vu de l’étranger, la composition du nouveau gouvernement français inquiète, amuse ou suscite l’indifférence.

La presse économique fait ainsi part de ses doutes quant à la nomination de Michel Sapin et d’Arnaud Montebourg à la tête de Bercy. Le Wall Street Journal s’inquiète ainsi des possibles conflits avec la Commission européenne, soulignant qu’Arnaud Montebourg, "un pourfendeur de la politique d’austérité, a été maintenu à son poste avec un portefeuille élargi". Du coup, selon le journal US, Michel Sapin devrait être mandaté pour négocier avec Bruxelles et l’Allemagne, "qui semble perdre patience" vis-à-vis de la France, notamment concernant la réduction des déficits.

La Suisse s'inquiète de la promotion de Montebourg

Même son de cloche du côté suisse, où le journal Le Temps décrit Arnaud Montebourg comme un "adepte des déclarations provocantes et péremptoires (…) Arnaud Montebourg s’attaque avec joie à la Commission européenne, à l’Allemagne, aux politiques d’austérité, à la mondialisation, à certains patrons, ainsi qu’à la Suisse". Là aussi, les espoirs sont largement fondés sur Michel Sapin, "un représentant de la ligne sociale-démocrate défendue par François Hollande et Manuel Valls".

Ségolène Royal superstar

En Angleterre, on ne se soucie guère des bisbilles entre Berlin, Bruxelles et Paris. Car la grande nouvelle, c’est bien le retour de Ségolène Royal. "L’ex-compagne de François Hollande rejoint le nouveau gouvernement français", titre ainsi la BBC. The Guardian lui consacre même un article complet, estimant que l’ex-candidate à la présidentielle "obtient un rôle clé" dans la nouvelle équipe. Le tout après un "exil forcé", puisque "le président, n’aimant pas les conflits, ne pouvait pas faire appel à elle de peur de déranger Valérie Trierweiler".