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Emmanuel Macron sur BFMTV : Éric Woerth pointe du doigt des "imprécisions"

BFM Benjamin Pierret
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Le député LR de l'Oise a réagi ce lundi à l'interview accordée la veille par Emmanuel Macron à BFMTV, RMC et Mediapart.

Éric Woerth n'a "pas aimé" l'entretien. Invité ce lundi matin de BFMTV, le député LR de l'Oise a réagi à l'interview accordée la veille par Emmanuel Macron à Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel sur BFMTV, RMC et Mediapart. Pour le président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale, le chef d'État s'est rendu coupable de "beaucoup d'imprécisions" au cours de la soirée. 

"Le président surfe sur la croissance, on est dans un univers économique extrêmement favorable et il ne réforme pas assez", a-t-il estimé, avant d'expliquer:

"Il n'y a pas eu d’annonces mais il y a eu beaucoup de 'on ne fera pas': 'On n’augmentera pas les impôts', 'On n'augmentera pas la fiscalité'... Mais c’est déjà le cas, la fiscalité augmente. (…) Il y a évidemment une augmentation des prélèvements obligatoires, et les Français le voient bien."

"Il y aura une augmentation d'un impôt existant"

Éric Woerth est revenu sur la taxe d'habitation, vouée à disparaître complètement en 2020. Dimanche, Emmanuel Macron a souligné qu'il faut désormais "refondre en profondeur la fiscalité locale", par le biais "d'un dialogue" avec les collectivité locales. Éric Woerth insiste: "Il n’y aura peut-être pas de création d'impôt mais il y aura une augmentation d’un impôt existant". Il regrette qu'il n'ait jamais été évoqué que "la France doit commencer à réduire les dépenses publiques pour mieux investir et pour préparer l’après-croissance."

Une "mise en scène incroyable"

Seul le positionnement du président concernant la Syrie semble trouver grâce aux yeux du député de L'Oise, qui estime que "s'il y a eu emploi d’armes chimiques par le régime de Bachar Al-Assad (...) Il fallait montrer qu'il y a une ligne rouge qu'on ne doit pas franchir."

Il conclut en estimant que "si le président avait voulu se mettre en défaut", il n'aurait pas répondu aux questions de deux intervieweurs mais directement à un panel de Français. Il qualifie par ailleurs l'interview de "mise en scène incroyable" où "chacun se mettait en valeur".