Emmanuel Macron: "Il n'y aura pas de questions interdites"

Emmanuel Macron - JULIEN DE ROSA/AFP
Alors qu'il a tracé dimanche soir dans sa lettre adressée aux Français les contours du grand débat qui se tiendra mardi, Emmanuel Macron a également estimé qu'il n'y aura pas "de questions interdites".
Au delà de la trentaine de questions posées sur des grandes thématiques comme la démocratie, l'écologie, l'immigration ou la fiscalité, le chef de l'Etat appelle à un débat sans tabou. Les questions promettent d'être ouvertes et le président d'être capable d'en tirer "toutes les conclusions", voire de changer de programme.
"Nous ne serons pas d'accord sur tout, c'est normal, c'est la démocratie", a-t-il estimé. "Mais nous montrerons que nous sommes un peuple qui n'a pas peur d'échanger, de débattre", ajoutant qu'il sera possible de parler de "n'importe quel autre sujet concret dont vous auriez l'impression qu'il pourrait améliorer votre quotidien."
Un débat sans tabou
Toutefois, Emmanuel Macron écarte l'idée d'un retour "sur les mesures que nous avons prises". "Elles viennent d'être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable". Au même titre que la remise en cause du droit d'asile qui semble non négociable et ne sera pas abordé.
Quant aux questions sur la peine de mort ou le droit à l'avortement, bien que le chef de l'Etat n'en parle pas, Benjamin Griveaux a été clair sur leur absence dans le débat. "Il n'est pas question" de revenir sur ces "avancées conquises de haute lutte", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement.
Bref le président l'assure, les propositions des Français doivent permettre "de bâtir un nouveau contrat pour la Nation."












