Sondages de l'Elysée: Hollande tient-il vraiment sa promesse?

François Hollande, président de la République. - -
En avril 2012, le candidat à la présidence de la République François Hollande clamait qu'"il n'était pas question de commander le moindre sondage", arguant qu'il n'y avait "pas de budget pour cela". Une manière de bien marquer sa différence avec l'insatiable consommation sondagière de Nicolas Sarkozy.
Pourtant, relève L'Express ce jeudi, si la Cour des comptes confirme l'absence de toute dépense de l'Elysée en cette matière depuis le 15mai 2012, le Service d'information du gouvernement (SIG) ne se prive pas de commander des sondages.
Cette administration rattachée à Matignon aurait en 2012, selon des documents budgétaires, dépensé pour 1,74 million d'euros en crédits de paiement en sondages. Pour 2013, l'enveloppe aurait légèrement baissé, s'élevant à 1,7 million.
Selon le SIG, l'Elysée ne passe pas commande
Or, le point soulevé par l'hebdomadaire est que, selon une convention de restructuration entre l'Elysée et le SIG établie en début de quinquennat, le chef de l'Etat peut effectivement passer commande de sondages à ce service. Ladite convention n'aurait cependant pas été signée. "Nous n'en avons pas besoin, puisque l'Elysée ne commande pas de sondages", affirme avec fermeté le service d'information du gouvernement.
Des enquêtes d'opinion, que les proches de François Hollande distinguent des sondages politiques, sont en revanche réalisées par le SIG. Elles portent sur des questions de société ou sur la perception par les Français de telle ou telle politique publique, non sur la popularité du président.
Un proche du chef de l'Etat confirme cependant consulter les sondages politiques réalisés par d'autres soit "par voie de presse", soit "auprès des instituts qui lui communiquent".












