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Immigration: Macron favorable à l'application de la "double peine"

BFM A. K.
Emmanuel Macron lors de son interview télévisée, dimanche 15 octobre sur TF1.

Emmanuel Macron lors de son interview télévisée, dimanche 15 octobre sur TF1. - Philippe Wojazer - AFP

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Lors de sa première interview télévisée depuis son arrivée à l'Elysée, Emmanuel Macron s'est prononcé pour davantage de fermeté sur la question de l'immigration irrégulière.

Emmanuel Macron prône l'application de la "double peine". Dimanche soir, à l'occasion de sa première interview télévisée depuis son arrivée à l'Elysée, le chef de l'Etat a abordé la question de l'immigration irrégulière et a rappelé être favorable à l'expulsion de "tout étranger en situation irrégulière qui [commet] un acte délictueux". 

"S'est installée une sorte de pratique où celles et ceux qui sont en situation illégale sur notre territoire peuvent être contrôlés plusieurs fois, parce qu'on s'est habitués à l'incapacité de les reconduire à la frontière, on ne prend plus toutes les mesures qui doivent être prises. Eh bien cela va changer", a martelé Emmanuel Macron. "Ca veut dire aussi qu'on doit être plus efficace dans nos politiques de reconduite à la frontière".

Une nouvelle loi l'année prochaine

Promettant d'être "intraitable" sur le sujet, Emmanuel Macron a annoncé "de premières dispositions" et "une nouvelle loi" sur l'immigration et l'asile pour le début de l'année prochaine, afin de "durcir les règles sur ce point". 

Le président était invité à réagir, deux semaines après la mort de deux jeunes filles tuées à Marseille par un homme tunisien, interpellé deux jours auparavant puis relâché. Après un rapport pointant de "graves dysfonctionnements" dans cette affaire, le gouvernement a limogé le préfet de la préfecture d'Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que son secrétaire.

"Le risque zéro n'existe jamais, surtout quand c'est le fait d'un homme seul dans une barbarie atroce", a déclaré Emmanuel Macron. Mais "il a été montré que des procédures attendues ne fonctionnaient pas et qu'il y a eu des défaillances". En conséquence, tranche le président: "deux fonctionnaires de grande responsabilité et de grand mérite ont été sanctionnés".