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François Hollande réclame des sanctions contre le régime syrien

BFM G. de V. avec AFP
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Le conseil de sécurité de l'ONU est réuni en urgence ce mercredi suite à l'attaque chimique responsable de 72 morts attribuée au régime de Bachar al-Assad.

François Hollande a condamné le régime de Bachar al-Assad ce mercredi au micro de BFMTV, au lendemain d’une attaque chimique meurtrière contre des civils attribuée au régime syrien par ses opposants.

Le président de la République a confié que la France avait réclamé la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU qui se tient en ce moment-même pour étudier les suites à donner à cette attaque:

"Ce que la France a exigé, c’est qu’il y ait une résolution du Conseil de sécurité, dans les prochaines heures, pour diligenter une enquête. Et à la suite de cette enquête, il doit y avoir des sanctions par rapport au régime syrien".

Au moins 72 civils, dont 20 enfants ont été tués mardi dans une attaque présumée chimique dans le nord-ouest de la Syrie, selon un bilan provisoire de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Complices d'un crime de guerre"

François Hollande a également énoncé "ceux qui ont des complaisances avec ce régime", qui doivent selon "également rendre des comptes". Le chef de l’Etat a déclaré:

"Je parle d’abord des complices, ceux qui interviennent en Syrie et font en sorte que des avions puissent procéder à des largages. Mais je pense aussi à des responsables politiques, y compris en France, qui sont partisans non pas simplement d’une solution politique mais qui se révèlent des partisans du régime de Bachar al-Assad. Ils doivent savoir qu’ils sont complices d’un crime de guerre".

Une mise en garde explicite à l'encontre des candidats à la présidentielle qui prônent une coopération plus étroite avec Damas et Moscou pour lutter contre l'Etat islamique: François Fillon, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon.

Juppé contre "les tenants de la realpolitik"

Dans la matinée de mercredi, Alain Juppé avait fait de même. L'ancien ministre des Affaires étrangères et rival de François Fillon à la primaire a condamné dans un tweet "les tenants de la realpolitik" pour qui le régime de Bachar al-Assad "est un partenaire fréquentable".

Emmanuel Macron a également affiché sa fermeté à l'égard du régime syrien. Il a jugé auprès de l'AFP que Bachar al-Assad devra "répondre de ses crimes devant des tribunaux internationaux", même si pour le candidat d'En Marche!, la priorité reste la défaite du "terrorisme islamiste".