"Ce serait la pire des solutions": Emmanuel Macron se défend d'avoir "parlé de label d'État" pour les médias

Il voulait "clarifier une fausse information". En déplacement à Saint-Malo ce mercredi 10 décembre, Emmanuel Macron réaffirme "n'avoir jamais parlé de label d'État" pour les médias. "Je pense que ce serait la pire des solutions", appuie le chef de l'État devant les lecteurs du quotidien Ouest France.
"Ce n'est pas le gouvernement qui dit si Ouest France est un journal ou pas. Si on faisait ça, on ne serait plus dans une démocratie, ce serait un régime autoritaire", a expliqué Emmanuel Macron. "Vous auriez un gouvernement qui peut décider de la liberté de la presse, jamais de la vie, a appuyé Emmanuel Macron, pour qui "le gouvernement doit garantir (...) le cadre sincère du pluralisme, la libre circulation des idées, de toutes les opinions et le bon fonctionnement de l'information".
Des déclarations "déformées de manière très impropre"
Cette déclaration du locataire de l'Élysée intervient après plusieurs jours de polémique concernant une "labellisation" des médias. Le chef de l'État s'est exprimé le 19 novembre dernier à Arras sur un projet de "label" porté "par des professionnels" des médias pour lutter contre la désinformation, sans évoquer le rôle de l'État.
"Là où ça a été déformé (...) de manière très impropre à mon avis par des gens mal intentionnés, c'est que je n'ai jamais parlé d'un label d'État, j'ai même dit le contraire", se défend Emmanuel Macron.
Ce dernier persiste et signe sur ce projet, estimant que "ce n'est pas l'État qui peut décider". Mais le président défend des "initiatives" venant du milieu des médias "pour distinguer ce qu'est un titre de presse avec les responsabilités et le professionnalisme qui vont avec".
Déjà le 2 décembre dernier, par la voix de la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, Emmanuel Macron assurait n'avoir "jamais" évoqué de "label d'État" ou de "ministère de la Vérité". L'idée d'une telle étiquette provient des États généraux de l'information qui, au terme de ses travaux, avait invité en 2024 "les professionnels de l'information" à se pencher sur cette initiative.












