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Boubakeur et Cukierman: le CFCM et le Crif mènent "le même combat"

BFM S.A. avec AFP
Les président du Crif et du Conseil français du Culte musulman (CFCM), Roger Cukierman et Dalil Boubakeur

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Le président du Crif Roger Cukierman et son homologue du CFCM Dalil Boubakeur se sont entretenus mardi avec François Hollande au lendemain des propos polémiques tenus par le premier. Une poignée de mains sur le perron a scellé cette entrevue. 

"Nous sommes sur le bateau. Nous menons le même combat contre le racisme et l'antisémitisme". Les président du Crif et du Conseil français du Culte musulman (CFCM), Roger Cukierman et Dalil Boubakeur ont enterré la hache de guerre à l'Elysée mardi après une entrevue d'une trentaine de minutes avec le président de la République François Hollande. Cette rencontre est intervenue, après "plusieurs échanges téléphoniques entre les deux hommes", au lendemain de propos controversés de Roger Cukierman sur "les violences" commises par "les jeunes musulmans", qui avaient conduit le CFCM à boycotter le dîner annuel du Crif.

Le chef de l'Etat comptait sur cette rencontre pour délivrer "un message de rassemblement de tous pour défendre les valeurs de la République". Il a semble-t-il été entendu. "Nous portons le message d'un apaisement nécessaire et utile afin que les fidèles de nos deux communautés partagent à nouveau le principe du vivre-ensemble", a jugé Dalil Boubakeur sur le perron de l'Elysée avant que Roger Cukierman n'insiste sur "la conception commune des communautés juives et musulmanes du vivre tous, car nous sommes tous citoyens de la nation française".

"Je salue l'esprit de responsabilité des présidents du CRIF et du CFCM. Autour du Président, ils ont montré la force du vivre ensemble", a écrit le Premier ministre Manuel Valls sur twitter.

Les "regrets" de Cukierman

Lundi soir, à l'occasion de cette réception, François Hollande avait annoncé un renforcement de l'arsenal répressif contre "tout propos de haine" raciste ou antisémite."Il n'y a pas d'antisémitisme ordinaire", a déclaré le président de la République parlant d'une "lèpre" qui est "toujours là 70 ans après la Shoah" et que "la France combattra sans faiblesse".

Plus tard à la tribune, Roger Cukierman avait tenté de faire retomber la pression en exprimant, en introduction de son discours, son "vif regret" de l'absence du CFCM. "Juifs et musulmans, nous sommes sur le même bateau, j'espère que le contact sera rapidement rétabli", avait-il déclaré rappelant son amitié "ancienne et sincère" avec Dalil Boubakeur.