Elus locaux : une proposition de loi pour les impliquer

Les Sénateurs étudient à partir de ce mardi une série de mesures visant à inciter les élus locaux à s’impliquer davantage dans la vie politique - -
Comment améliorer le quotidien des élus locaux ? Comment inciter plus de Français à occuper des fonctions électives ? Ce sont les questions auxquelles vont tenter de répondre les sénateurs dès ce mardi. Les parlementaires vont en effet étudier une série de mesures qui vont dans ce sens. Cette proposition de loi doit permettre d'attirer de nouvelles têtes dans le paysage politique et d'éviter un trop grand nombre de cumul des mandats, notamment dans les petites collectivités.
Grâce à ce texte, de nombreux adjoints au maire devraient pouvoir récupérer leur emploi salarié à la fin de leur mandat. Ce droit serait notamment étendu à toutes les villes de plus de 10 000 habitants. Dans ce projet figurent aussi des mesures financières : les élus ayant dû quitter leur emploi pour assurer leur mandat local, toucheront une allocation pendant 1 an et non pas 6 mois comme c’est le cas actuellement.
Par ailleurs, dans les communes de moins de 3 500 habitants, les indemnités des maires devraient être augmentées. Enfin, les élus locaux pourront valider l'expérience acquise durant leur mandat en obtenant un titre universitaire.
« Être maire, c’est une fonction, pas un métier »
« C’est une très bonne solution, assure Jean-Louis Schuk, maire de Lissieu, une commune de 3 000 habitants au nord de Lyon depuis 12 ans. Pour continuer à vivre, il a toujours gardé son métier de cadre en plus de ses fonctions de maire. Etre maire, c’est une fonction, pas un métier. Il faut prendre sur son temps, il faut prendre sur ses congés. Il faut passer ses soirées à la mairie, éventuellement entre midi et 14h. Il faut aussi y passer ses samedis, parfois ses dimanches. C’est une charge relativement importante. Globalement, entre mon activité professionnelle et celle de maires, je passe 85 heures par semaine. Le statut de maires dans les petites communes n’est pas assez souvent reconnu. Je regrette que l’on montre plus souvent les maires des grandes communes qui sont à la fois cumulards, maires et sénateurs. Ici, à Lissieu, le maire n’est que maire ».












