Copé réclame un moratoire sur les 35 heures

Jean-François Copé - -
Mettre fin aux 35 heures, un des chevaux de bataille de l’UMP a encore refait surface dimanche soir sur TF1. Invité du journal télévisé, Jean-François Copé, président de l’UMP, a proposé un moratoire sur le maintien des 35 heures. « La seule direction possible, c'est de libérer le travail (...) Je propose un moratoire sur les 35 heures (...) et comme le disait Georges Pompidou, je propose qu'on arrête "d'emmerder les Français" et qu'on fasse des règlementations moins importantes que celles qui étranglent aujourd'hui notre économie, dans un moment où on doit être tous mobilisés », a-t-il affirmé.
Hollande a pris « deux décisions irresponsables »
Jean-François Copé a également expliqué que la motion de censure qu'il s'apprête à défendre à l'Assemblée le 20 mars avait « pour objectif d'adresser un message d'alerte au gouvernement et un message d'espoir aux Français ». Depuis dix mois que François Hollande est président de la République, « nous comptons 1 000 chômeurs de plus par jour, un déficit budgétaire qui ne s'est pas réduit malgré (s)es engagements (...) et surtout une croissance qui est à l'arrêt », a-t-il affirmé. Selon lui, le chef de l'Etat a pris « deux décisions totalement irresponsables et que je veux dénoncer à la tribune de l'Assemblée: il a arrêté toutes les réformes courageuses » prises pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, « et il a fait un choix terrible, celui d'un matraquage fiscal - 32 milliards d'euros d'impôts, on n'avait jamais vu ça - qui touche les classes moyennes et les entreprises. Et donc, on a une économie française qui est à l'arrêt ».
Le verbe est fort : Jean-François Copé ne cache pas son ambition de s'ériger en opposant N°1 à François Hollande.
« Un big bang économique »
Si « François Hollande continue dans cette voie, il conduit notre économie vers l'abîme », a-t-il affirmé, mais « s'il accepte de changer radicalement de politique économique et d'aller vers cette autre voie que je propose, il doit savoir que nous serons à ses côtés, parce que l'intérêt de la France l'exige ». « Ce que je propose, c'est un big bang économique », a-t-il réaffirmé. Alors que les deux députés du FN ont indiqué qu'ils voteraient cette motion de censure, Jean-François Copé a répété que l'UMP ne ferait « aucune alliance avec le Front national ».












