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Contre le 49.3, une "motion de censure citoyenne" lancée sur internet

BFM A.M avec AFP
Caroline De Haas, à l'origine de la pétition "loi travail non merci", le 3 mars 2016.

Caroline De Haas, à l'origine de la pétition "loi travail non merci", le 3 mars 2016. - DOMINIQUE FAGET / AFP

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Les initiateurs de la pétition "loi travail non merci" ont lancé ce jeudi sur internet une "motion de censure citoyenne" contre le recours au 49.3 par le gouvernement, qui a déjà recueilli l’adhésion de plusieurs personnages médiatiques.

Alors qu'une motion de censure de la droite doit être débattue ce jeudi après-midi au Parlement contre le recours à l'article 49.3, sur fond de manifestations dans toute la France contre le projet de loi travail, les citoyens sont appelés à participer à une motion de censure citoyenne, créée à l'initiative des auteurs de la pétition "loi travail non merci", et accessible en ligne sur le site http://motionde censure.fr.

"150 personnalités" ont signé

"Le gouvernement n'a pas de majorité pour voter cette loi, ni dans le pays ni à l'Assemblée. Il a décidé de passer en force, en utilisant une anomalie démocratique", dénonce le texte. La féministe Caroline De Haas, à l'origine de la pétition contre la loi travail, est parmi les initiateurs de cette action. L'opération a recueilli les signatures de "150 personnalités", dont l'écrivain Annie Ernaux, les comédiens Philippe Torreton ou Christophe Alévêque, la chanteuse Juliette ou l'humoriste Didier Porte, précise-t-elle.

D’autre part, des syndicalistes, des universitaires, le collectif #OnVautMieuxQueCa ou encore le journaliste et réalisateur François Ruffin, l'un des initiateurs du mouvement Nuit debout, sont également parmi les signataires.