Confinement: l'opposition dénonce déjà la décision d'un homme seul

Le président français Emmanuel Macron à Brest le 19 janvier 2021 - STEPHANE MAHE © 2019 AFP
Emmanuel Macron n'a pas encore tranché sur un reconfinement de l'Île-de-France mais de nombreuses voix dans l'opposition dénonçaient déjà ce mercredi la décision d'un homme seul "dans le secret du Conseil de défense".
"C'est le reproche que je fais depuis le début au président de la République de décider seul", a critiqué sur franceinfo le député européen EELV Yannick Jadot.
"On attend les déclarations du président de la République comme à chaque fois, il y a très peu de concertation avec les forces politiques, avec les élus locaux, avec les forces sociales de ce pays", a-t-il déploré.
"Un mode dégradé"
Dénonçant "un mode dégradé dans lequel nous sommes en train d'installer notre démocratie", qu'il juge "inquiétant pour l'avenir", le numéro 3 du parti Les Républicains (LR) Aurélien Pradié a estimé sur Sud Radio que "c'est évidemment aux représentants du peuple de contribuer à la prise de décision, et pas seulement au chef de l'État de le faire dans le secret d'un Conseil de défense qui n'existe pas dans nos institutions".
"Tout cela se passe dans un Conseil de défense secret duquel rien ne filtre, alors qu'il y a un Conseil des ministres, un Parlement", a insisté le député du Lot.
"Jamais le pouvoir n'a été aussi concentré. Peut-être a-t-il du talent, peut-être est-il intelligent mais un seul homme ne peut pas tout coordonner", a regretté aussi le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau sur Cnews.
"Ce qui était de la fraîcheur en 2017 est de plus en plus perçu comme de l'amateurisme", a taclé l'eurodéputé LR Brice Hortefeux sur LCI.
Un an jour pour jour après le premier confinement
Un an jour pour jour après le premier confinement, Emmanuel Macron doit trancher face à la "troisième vague" de l'épidémie et une vaccination freinée par les doutes sur AstraZeneca.
"On est en train de mettre sous cloche des territoires et lorsqu'on aura mis sous cloche la moitié du pays, en réalité, c'est tout le pays, qu'on aura mis sous cloche", s'est inquiété sur le fond Aurélien Pradié.
"Cette méthode du confinement est une méthode moyenâgeuse, on ne peut pas s'y habituer, ça doit être le dernier outil possible", a-t-il averti, car "le remède peut être pire que le mal" en raison des "conséquences économiques, sociales, psychologiques".
"J'essaie d'avoir un discours de responsabilité, à partir du moment où il y a une règle édictée par le gouvernement, par le président de la République, il faut l'appliquer avec la plus grande résolution", a estimé pour sa part Yannick Jadot.












