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Chatel : « Il faut de la solidarité gouvernementale »

BFM La rédaction-Bourdin & Co
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Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel est revenu sur la mise au point effectuée par Nicolas Sarkozy suite aux couacs gouvernementaux.

Jean-Jacques Bourdin : Les français ne condamnent peut être pas la réforme mais la méthode avec laquelle sont conduites ces réformes...

Luc Chatel : Sur le nombre de réformes, encore une fois le Président de la République l'avait dit lors de sa campagne, et ce n'est pas pour le principe de réformer, c'est pour le bien des français. Derrière toutes les réformes que nous engageons, encore une fois, c'est la vie quotidienne. La réforme de l'université va permettre à un certain nombre d'élèves d'aller à l'université et surtout avoir un emploi derrière qui soit en phase avec ce qui existe sur le marché. Donc on a derrière la volonté d'améliorer la vie quotidienne. En ce qui concerne la forme, Nicolas Sarkozy a voulu qu'il y ait des débats, il souhaite qu'au Gouvernement, au sein de la majorité, il y ait des débats, qu'il n'y ait pas une seule tête et d'autres qui suivent, ils souhaitent vraiment qu'il y ait cette logique de confrontation d'idées. J'observe d'ailleurs qu'entre les ministres il y a des discussions qui n'avaient jamais existé. Simplement, ce que disait Nicolas Sarkozy, c'est qu'il pouvait y avoir des débats, qu'il se souhaitait, des échanges utiles et nécessaires, mais à partir du moment où il y a des arbitrages de sa part ou de celle du Premier Ministre, il faut qu'il y ait de la solidarité gouvernementale, de la loyauté entre les membres du gouvernement.

Jean-Jacques Bourdin : « Si vous n'êtes pas content vous partez », c'est ce qu'il a dit ?

Luc Chatel : Il n'a pas dit ça comme ça, il a simplement dit qu'à partir du moment où des arbitrages sont rendus, tous les membres du gouvernement doivent s'y tenir.