Canton de Corrèze: le recours de Bernadette Chirac rejeté

Bernadette Chirac, ici le 4 décembre, contestait le redécoupage supprimant le canton où elle est élue en Corrèze. - Nicolas Lambert - Belga - AFP
Bernadette Chirac a perdu son combat pour sauver son siège d'élue corrézienne. Le Conseil d'Etat a rejeté
vendredi le recours de Bernadette Chirac contre le redécoupage supprimant le canton où elle est élue en Corrèze, a-t-on appris auprès du juge du contentieux électoral.
Bernadette Chirac avait elle-même assisté à l'audience, le 24 novembre dernier, au cours de laquelle le rapporteur public avait conclu au rejet de sa requête en annulation du découpage. Me Bernard de Froment, l'avocat de Bernadette Chirac, avait alors déclaré que l'élue avait "peu d'espoir" de gagner.
Candidature dans un canton voisin
Selon le site internet du journal La Montagne, Bernadette Chirac a par conséquent décidé de se présenter en mars prochain, mais comme suppléante cette fois, dans le canton de Brive-centre, sous l'étiquette du groupe d'opposition Corrèze Demain. Bernadette Chirac, 81 ans, entend ainsi "passer le relais et aider à l'installation d'une nouvelle génération d'élus", a-t-elle expliqué au quotidien.
Selon un communiqué de la juridiction, le Conseil d'Etat "a jugé que, la loi prévoyant que le territoire de chaque canton doit être défini sur des bases essentiellement démographiques, le décret avait à bon droit pris en compte le chiffre de la population, et non le nombre des seuls électeurs".
Aucune censure du Conseil d'Etat à ce jour
Il a par ailleurs relevé que rien n'imposait que les limites des nouveaux cantons coïncident avec celles des anciens, ni avec le périmètre des établissements publics de coopération intercommunale (intercommunalités, NDLR) ou des 'bassins de vie'", ajoute le communiqué.
Plus de 2.000 recours visant les redécoupages de cantons ont été examinés par le Conseil d'Etat et aucune censure n'a été prononcée à ce jour.
Les prochaines élections cantonales, rebaptisées "départementales", auront lieu en mars partout en France. Chaque canton ayant désormais deux élus, un homme et une femme, le nombre des cantons a été réduit de moitié pour ne pas augmenter le nombre d'élus.












