Attaqué, Ayrault se défend à l’Assemblée

Jean-Marc Ayrault, à l'Assemblée (photo d'archives). - -
C’est l’homme du jour. C’est simple on ne parle quasiment que de lui. Jean-Marc Ayrault est sous les projecteurs ce mardi. Tout est parti d’une réflexion du député socialiste Malek Boutih, qui n’est pas réputé pour avoir la langue dans sa poche, demandant de « remplacer le Premier ministre d'urgence ». C’est ensuite Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, qui a estimé qu’il « avait besoin de longues vacances ». Dans ce contexte social et politique, le 1er ministre se savait attendu à l’Assemblée nationale, lors de la séance de questions au gouvernement.
Standing ovation des députés PS
Jean-Marc Ayrault a été accueilli par une standing-ovation des députés PS. Mais du côté de la droite, on n’a pas manqué de s’en prendre à lui. Les attaques sont venues du patron des députés UMP. Christian Jacob a reproché au Premier ministre d'avoir « une majorité tenue en rien ». « La situation impose un sursaut. L'horizon de la France ne peut pas se limiter au nombre de jours où vous resterez à Matignon », a-t-il asséné. Les Français, a fait valoir le président des députés UMP, « crient leur colère face à une France socialiste qui dégrade notre pays et le plonge dans la faillite ». « Cette colère, a-t-il poursuivi, est profonde et elle vous tétanise car vous n'avez plus de prise sur rien ni politiquement, ni institutionnellement (...) Dix-huit mois après avoir pris le pouvoir, vous êtes impuissants et usés ». Christian Jacob a également accusé François Hollande d'être devenu « en 18 mois, le président des plans sociaux, des impôts partout sur le territoire national ».
« Vous remettez en cause l'élection au suffrage universel »
« Vous êtes en train de faire croire qu'il y a une crise institutionnelle. Mais de quoi parlez-vous ? Remettez-vous en cause la légitimité de l'élection présidentielle au suffrage universel ? », a répliqué Jean-Marc Ayrault. « Est-ce que vous mesurez la portée de vos discours ? (...) Vous remettez en cause l'élection au suffrage universel du président de la République et que je sache, François Hollande est élu pour 5 ans président de la République. Alors, si vous voulez le contester, allez manifester avec ceux qui l'ont fait le 11 novembre sur les Champs Elysées », a ajouté le chef du gouvernement.
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