Amine, «l'Auvergnat d'Hortefeux», choqué par sa relaxe

Amine Benalia-Brouch, le 5 septembre 2009, aux côtés de Brice Hortefeux. - -
Le 5 septembre 2009, alors qu'il participait au campus d'été de l'UMP dans les Landes, l'ex-militant Amine Benalia-Brouch avait été filmé en compagnie de Brice Hortefeux. Le ministre de l'Intérieur, en croisant le jeune homme d'origine maghrébine, avait lancé: « Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes ». Des propos qu'il avait ensuite justifiés en indiquant qu'il parlait des « Auvergnats ». Après avoir été condamné en première instance à 750 euros d'amende pour « propos outrageants », Brice Hortefeux a été relaxé hier jeudi en appel.
«Choqué mais surtout très en colère»
« Au début, j'avais réagi en prenant sa défense, parce que j'avais peur de m'attaquer à un ministre en exercice, qui plus est un ministre de l'Intérieur », réagit Amine Benalia-Brouch sur RMC, ce vendredi matin. « J'ai été très mal conseillé par ma fédération de l'UMP, dont j'étais militant. Mais en réalité je me suis senti profondément insulté. Depuis d'ailleurs, j'ai quitté l'UMP. Aujourd'hui, je dis très clairement que monsieur Hortefeux est devenu emblématique d'un groupe de personnes qui souhaitent surfer sur des idées du Front National en vue de 2012. Pour moi, il est comme un bateau à la dérive. Quand j'ai entendu sa relaxe hier, j'ai été choqué mais surtout très en colère. Je me demande si le juge a eu peur ou s'il a réellement appliqué la loi. Je sais que le MRAP va former un pourvoi en cassation, donc pour moi la fin de cette histoire, ça sera la condamnation de monsieur Hortefeux ».












