After RMC: Manuel Valls à mille temps

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Au diable l’amnistie sociale, prônée notamment à la gauche du PS : « je ne peux pas admettre que des CRS reçoivent des grilles, des coups, des parpaings faits pour blesser. Il ne peut pas y avoir de violences », martèle le ministre de l’intérieur, qui attend que la justice soit saisie. Le ton de Manuel Valls est volontairement grave. Les leaders syndicaux de Goodyear sont donc prévenus, ainsi que tous ceux qui seraient tentés à l’avenir par une radicalisation des mouvements sociaux.
« Il y a eu des dysfonctionnements, des fautes sur le suivi de Merah »
Mais c’est au sujet de Mohamed Merah que le ministre de l’intérieur se montre à la fois catégorique et prudent : « il y a eu des dysfonctionnements, des erreurs, des fautes sur le suivi de Merah ». A la question : « êtes-vous d’accord avec votre prédécesseur, Claude Guéant, qui estime que tout le monde a fait le maximum », Manuel Valls répond par l’affirmative, et évite ainsi d’ouvrir une polémique qui serait sans doute déplacée vis-à-vis des familles des victimes, un an après les assassinats.
Manuel Valls fait preuve à la fois de fermeté et d’une dose d’impuissance, sur une meilleure coordination des services, qu’il appelle de ses vœux, sur les zones de non-droit, qui ne devraient pas exister, sur la politique pénale, jugée trop laxiste, contre les agresseurs de policiers, sur la Corse où les meurtres se poursuivent, nullement empêchés par la justice ou les forces de l’ordre. Il y a un parfum de déjà entendu. Le ministre de l’intérieur excelle dans cette posture d’autorité qui le rend populaire, mais il se heurte lui aussi au principe de réalité, celui d’une crise qui nourrit la délinquance.












