Prisons attaquées: quatre nouvelles personnes interpellées, dont trois mineurs
Une voiture incendiée devant le service pénitentiaire d'insertion et de probation de Caen (Calvados) dans la nuit du lundi 21 au vendredi 22 avril 2025. - BFMTV
Dans le sillage de la vingtaine d'interpellations survenues ce lundi dans le cadre du mouvement "DDPF" (Droit des prisonniers français), quatre nouvelles personnes ont été arrêtées ce mercredi 30 avril au matin, apprend BFMTV de sources concordantes. Parmi ces suspects, trois mineurs ont été arrêtés.
Lundi, les autorités avaient lancé un vaste coup de filet et interpellé plus d'une vingtaine de personnes suite aux attaques qui ont ciblé plusieurs établissements et agents pénitentiaires en France depuis le 13 avril dernier.
Selon des sources policières, les trois mineurs ont été interpellés plus tardivement afin que la fin de leur garde à vue (qui se limite à 48 heures pour les mineurs) se termine en même temps que celle des suspects majeurs, qui peut durer 96 heures dans ce dossier.
"Liées au narcotrafic"
Invité sur France Inter ce mercredi, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé que ces suspects ont un lien avec le "narcotrafic".
"On voit bien que ce n'est ni l'ultragauche, ni une ingérence étrangère, ni le fruit d'une coïncidence générale", a-t-il déclaré chez nos confrères.
Selon le Garde des Sceaux, il s'agit plutôt d'individus qui "n'ont pas envie d'aller dans le régime carcéral que je crée, que nous créons, en ce moment, qui vise à les isoler du reste du monde".
En proposant une série de mesures, Gérald Darmanin a nettement affiché son intention de resserrer la vis au sein des établissements pénitentiaires. Il a notamment lancé la création de prisons haute sécurité pour y incarcérer les plus grands narcotrafiquants, mais aussi proposé le rétablissement des "frais d'incarcération" à la charge des détenus.












