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Prison : la semi-liberté pour prévenir la récidive

Un détenu en semi-liberté de la maison d'arrêt de Melun.

Un détenu en semi-liberté de la maison d'arrêt de Melun. - -

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Une conférence de consensus sur la prévention de la récidive se tient jeudi et vendredi à Paris. L’une des pistes que devrait aborder la ministre de la Justice Christiane Taubira est la détention en semi-liberté. Une équipe de BFMTV a pu se rendre dans un centre qui l’a mise en place à Melun, en Seine-et-Marne.

La détention en semi-liberté est une option étudiée pour prévenir la récidive. La question est d’ailleurs étudiée jeudi et vendredi, à l’occasion d’une conférence de consensus sur la prévention de la récidive. Conférence à l’issu de laquelle la garde des sceaux Christiane Taubira devrait faire plusieurs propositions.

La semi-liberté est déjà expérimentée dans une maison d’arrêt à Melun, en Seine-et-Marne. Un pied dedans, un pied dehors, la journée au boulot, la nuit derrière les barreaux. Ainsi pourrait se résumer le quotidien des détenus concernés, à qui ils restent une peine de moins de deux ans à purger.

"Un sas de sortie"

"Cela représente beaucoup car on peut se remettre à travailler… On commence à se remettre dans la vie", explique un détenu de 31 ans. La semi-liberté, c’est aussi se responsabiliser, pour cet autre détenu de 26 ans passé par la prison ferme avant d’arriver dans ce centre : "Tu fais ce que tu veux, tu es plus libre qu’en détention. T’as des obligations, si tu les respectes pas tu repasses par la case prison."

Eviter la case prison mais surtout éviter de récidiver le jour où ils sortiront. La semi-liberté permet de les y préparer. Fabrice del Rey, chef adjoint du centre semi-liberté de Melun, explique qu’il s’agit surtout d’ "un sas de sortie pour eux. La semi-liberté leur permet de rechercher un emploi, éventuellement un logement, de renouer des liens avec la famille. C’est ce qui leur permet de se réinsérer progressivement et éviter toute récidive par la suite."

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