Prise d'otages à Paris: comment négocie-t-on avec un preneur d'otages?

Comment installe-t-on le contact avec un preneur d'otages? Pendant près de quatre heures ce mardi après-midi, un homme s'est retranché au 45 rue des Petites-écuries, dans le 10e arrondissement de Paris. Selon nos informations, l'assaut a été donné en début de soirée. Le preneur d'otages a été interpellés et les deux otages ont été libérés sains et saufs. Le forcené prétendait retenir trois personnes et disposer d'engins incendiaires. Des informations impossibles à vérifier alors, obtenues grâce à de premières conversations.
Les négociations entre forcené et forces de l'ordre, au coeur de ce genre de situation, sont souvent salutaires: "Entre 80 et 90 % des situations de ce type-là sont résolues à la négociation", estime sur BFMTV Jean-Michel Fauvergue, ancien chef du RAID devenu député LaREM. "Mais quelques fois, cela met un temps infini".
"Comprendre les mécanismes psychologiques"
Ces échanges sont souvent menés en binôme, avec "un premier négociateur qui est au contact direct" et un deuxième, "qui est derrière, qui canalise les choses qui sont dites, et qui souffle à son négociateur numéro un vers où aller, la stratégie de la négociation."
L'enjeu des négociations est de "comprendre les mécanismes (...) les mécanismes psychologiques, de pouvoir rentrer dedans et par la parole de pouvoir arriver petit à petit à créer du lien, du contact", poursuit Jean-Michel Fauvergue. L'objectif étant la reddition, mais aussi de "faire libérer les otages, soit les uns après les autres soit dénouer cette situation-là."
"Il faut toujours tenir une conversation", poursuit Daniel Cerdan, ancien membre du GIGN, "parce que cela vous permet de savoir où il est". À ces informations s'ajoutent celles que les forces de l'ordre vont recueillir sur le forcené: "Le but de la négociation ça va être de connaître l’individu, son nom, et de pouvoir faire un environnement (...) Il faut toujours trouver le moyen, tous les forcenés que j’ai pu faire on va chercher la mère, la sœur…"
"Un déséquilibré"?












