Pollution: Paris demande à Copenhague d'enquêter sur le naufrage de deux coques

- - Illustration Un conteneur Maersk
La ministre de l'Environnement Ségolène Royal a écrit à son homologue danois "pour lui demander qu'une enquête soit rapidement diligentée par les autorités compétentes" et "que les experts français du Bureau enquête accident-Mer y soient associés", indique le ministère dans un communiqué.
Deux anciens navires de services pétroliers de la compagnie Maersk, numéro un mondial du transport maritime de conteneurs, avaient sombré le 22 décembre au large de l'île de Sein alors qu'ils étaient remorqués à couple en vue de leur déconstruction en Turquie.
Présence de produits polluants
Maersk va ainsi devoir déterminer si les coques, qui reposent par environ 150 mètres de fond, ont été endommagées et s'il y a des fuites, avant toute éventuelle action. "Nous sommes en train d'enquêter sur les causes de l'incident, et nous nous soumettons à toutes les demandes provenant des autorités", a assuré vendredi Maersk.
La préfecture maritime de l'Atlantique avait annoncé le naufrage de ces deux coques en indiquant qu'elles étaient "vides et dépolluées" avant de revenir sur ses propos. "Une étude approfondie de la liste des produits dangereux présents dans les soutes des deux coques a mis en évidence la présence de produits polluants", a-t-elle ensuite révélé mercredi.
Légère irisation
"Pour l'instant, il n'y a pas de risque avéré de pollution", a assuré vendredi à l'AFP le capitaine de frégate Louis-Xavier Renaux, porte-parole de la préfecture maritime.
La marine nationale ainsi que les douanes ont effectué des vols d'observation et constaté la présence régulière d'irisations à la surface de l'eau: "Il s'agit d'une irisation légère qui ne correspond pas à une fuite importante.
Plainte d'une association
L'association de protection de l'Homme et de l'environnement "Robin des bois" a cependant indiqué vendredi "porter plainte auprès du Tribunal de grande instance de Brest pour pollution des eaux et abandon de déchets".
Elle explique que "c'est pour des raisons financières que Maersk expédie ses navires en fin de vie en Turquie, en Inde, en Chine ou au Bangladesh. Les chantiers de démolition y achètent les navires à ferrailler 2 à 3 fois plus cher qu'en Europe".












