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Peines de 4 à 18 ans de prison pour quatre des accusés de Sevran

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La cour d'assises de Bobigny a condamné vendredi à des peines de 4 à 18 ans de prison quatre des dix hommes accusés d'avoir participé à la séquestration et à la mort en 2008 d'un leader de bande rivale à Sevran (Seine-Saint-Denis), cinq acquittements ayant par ailleurs été prononcés. Un dixième accusé a été condamné à 2 ans de prison avec sursis.

"Evénement prémédité"

Le principal accusé, Issam Saad, a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle. Le ministère public, qui l'avait qualifié de "leader charismatique", avait requis une peine de 25 ans à son encontre.

Les deux avocats généraux avaient estimé lors des réquisitions qu'il était l'instigateur de l'enlèvement, la séquestration et la mort, à la suite de nombreuses violences, d'Ali Nordine Brahmi, à qui il voulait reprendre un terrain de trafic de drogue à Sevran.

"L'enlèvement était organisé, planifié, prémédité (...) A un moment, Issam Saad a donné le top départ", avait estimé l'un des avocats généraux. Abdelkader Mellouki, considéré comme son principal complice, a pour sa part été condamné à 17 ans de réclusion criminelle. Selon l'enquête, il avait notamment brûlé la victime à 11 reprises avec un couteau chauffé à blanc.

"Mécanisme morbide"

Lors des réquisitions, un avocat général avait estimé que les deux hommes, "gavés de leur propre haine" avaient été animés par un "mécanisme morbide" et par "la jouissance de leur propre capacité à détruire, sans que rien ni personne ne puisse s'y opposer".

Deux accusés ont été condamnés à des peines de 4 et 6 ans de prison pour leur participation aux faits. La cour d'assises a par ailleurs prononcés cinq acquittements, alors que le ministère public en avait requis deux.

Ali Nordine Brahmi avait été retrouvé mourant dans la nuit du 10 février 2008, allongé sur une pelouse près d'un hôpital de Bondy (Seine-Saint-Denis). Le jeune homme, âgé de 24 ans, était décédé peu après, victime d'un traumatisme cérébral. Il contrôlait selon l'enquête une partie du trafic de stupéfiants de la Cité Basse, quartier sensible de Sevran.