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Passants fauchés à Oléron: le suspect a dit "regretter son acte" en garde à vue

BFM Alixan Lavorel
La voiture avec laquelle un homme a percuté volontairement des personnes sur l'île d'Oléron avant d'incendier son véhicule, le 5 novembre 2025

La voiture avec laquelle un homme a percuté volontairement des personnes sur l'île d'Oléron avant d'incendier son véhicule, le 5 novembre 2025 - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

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Arnaud Laraize, procureur de la République de La Rochelle, indique ce vendredi 7 novembre que l'homme suspecté d'avoir foncé sur des passants sur l'île d'Olérion mercredi a dit "regretter" son geste.

Jean G., 35 ans et accusé d'avoir percuté volontairement des personnes sur l'île d'Oléron avant d'incendier son véhicule le mercredi 5 novembre, a dit "regretter son acte" lors de sa garde à vue, a déclaré Arnaud Laraize, le procureur de la République de La Rochelle, sur l'antenne d'ICI ce vendredi 7 novembre.

Le magistrat a par ailleurs confirmé auprès de nos confrères l'ouverture prochaine d'une information judiciaire.

Mercredi dans la matinée, le suspect avait blessé cinq personnes dont deux grièvement qui ont dû être hospitalisées en urgence absolue. Les deux victimes en urgence absolue "sont toujours dans un état préoccupant", indique le procureur ce vendredi.

Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, évoquait sur place "un périple volontaire de 35 minutes".

Une "altération" mais jamais une "abolition" du discernement

Un couteau d'une lame de 35 centimètres, ainsi qu'une bonbonne de gaz ont été découverts dans le véhicule de l'assaillant. Lors de son audition, ce dernier a déclaré s'être d'abord tourné vers le catholicisme avant de se convertir à l'islam.

Un "examen psychiatrique" a été mené en garde à vue, a indiqué le procureur, précisant que "d'autres expertises psychiatriques vont être diligentées".

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a choisi de ne pas saisir de l'affaire, malgré la gravité des faits et les très lourds éléments qui pèsent sur le suspect.

Le Pnat "a considéré que l'intéressé, décrit par son entourage comme polytoxicomane et sous l'emprise de cannabis au moment des faits, tenait au moment de sa garde à vue des propos manquant de cohérence, marqués de troubles de la personnalité, et n'inscrivait pas son action dans une dimension djihadiste", a déclaré jeudi soir Arnaud Laraize, procureur de la République de La Rochelle, lors d'une conférence de presse.

Au cours de son périple de 35 minutes, l'expertise psychiatrique du suspect a relevé une "altération" mais jamais une "abolition" totale de son discernement.